Yves Klein – fin de représentation PDF

Dino Buzzati dans les années 1950. San Pellegrino di Belluno en Vénétie dans la maison familiale. En 1924, yves Klein – fin de représentation PDF entame des études de droit à l’Université de Milan.


Si l’ importance de la rupture artistique apportée par Yves Klein (1928-1962) avec sa « révolution bleue », est largement reconnue, les interprétations de sa démarche se multiplient et se perdent bien souvent dans les méandres de la psychologie, de la religion voire de l’ obscurantisme. Alors que le projet de l’ artiste s éclaire si on veut bien analyser son oeuvre fulgurante et ses écrits multiples, et les inscrire dans leurs rapports à l’ histoire de l’art.
Cet ouvrage défend une thèse forte, à savoir que l’ oeuvre de Yves Klein achève la déconstruction du dispositif de la représentation et de la perspective héritée du Quattrocento et dont la déconstruction avait commencé avec l’ impressionnisme. Yves Klein clôture cette critique en abandonnant le tableau, cette « geôle » des couleurs et cette prison de la sensibilité. Du même coup, il abandonne la structure ternaire (modèle/toile/regard) qui soutient tout le dispositif de la représentation, au profit d une structure binaire, celle du Vide et de la Vie ou de la Nature et du Sujet ; ou encore celle du Vide de Klein et du Plein d Arman mis en scène en 1958 à Paris. En mettant fin de façon radicale à la représentation, Klein inaugure l’ ère de l’ a-représentation, de la post-représentation. Il invite à la construction d une nouvelle forme symbolique en art, voire au-delà, et en explore les multiples potentialités avec le théâtre du Vide, l’immatérialisation ou l’ architecture de l’ air et du feu.
En clôturant l’ ère de la représentation picturale inaugurée et théorisée par Brunelleschi, Yves Klein « remonte » en amont de la perspective, et se libère de cette boite à illusions et de ce grillage de lignes et de dessins qui avaient servi eux-mêmes à se défaire de l’ art religieux du Moyen âge. Klein libère le spectateur de la relation spéculaire et spectaculaire établie entre le point de fuite et le point de vue. Klein y substitue d une part, l’ infini, le Vide et l Immatériel et d une autre, la sensibilité, le Sujet et la Vie. Ces couples réordonnent l espace de l’art contemporain et sans doute de la civilisation d’ Occident.
Cet ouvrage sous titré « Fin de représentation », présente une analyse du dispositif de la représentation, le processus de sa liquidation chez Yves Klein et les possibles ouverts par cette « libération ». Représentation/ Dissolution/Libération, ce mouvement ternaire a été nécessaire au triomphe de la relation duelle Vie/Vide. Abandonner le « tableau-prison » (Klein) ou le « tableau-tombeau » (Louis Marin), c’ est ouvrir la boîte de Pandore des espaces illimités de création dont se sont déjà emparés de nombreux artistes ou courants, tels le Body art, le Land art et bien d’ autres, depuis la disparition prématurée de Yves Klein.

Alors qu’il achève ses études, il est embauché par le journal milanais Corriere della Sera où il poursuit sa carrière journalistique jusqu’à la fin de sa vie. La critique littéraire des œuvres de Buzzati souligne que son activité journalistique a influencé ses écrits dans la mesure où ses récits fantastiques sont rédigés dans un style très réaliste. Il me semble que le fantastique doit être aussi proche que possible du journalisme. Il ne s’agit pas de banaliser les choses, même si en fait il y a un peu de ça. Disons plutôt que l’efficacité d’une histoire fantastique est liée à l’emploi de mots et de paroles les plus simples et les plus concrets possible . Durant la Seconde Guerre mondiale, Buzzati est affecté comme journaliste correspondant de la Marine Royale italienne. Une année plus tôt est paru son roman Un amour, une de ses dernières œuvres.

Dino Buzzati décède d’un cancer du pancréas le 28 janvier 1972. La série d’ex-voto imaginaires de l’album P. Article détaillé : Le Désert des Tartares. Le roman traite de façon suggestive et poignante de la fuite vaine du temps, de l’attente et de l’échec, dans le cadre d’une garnison postée dans un vieux fort isolé à la frontière où le lieutenant Drogo attend la gloire dont le privera la vieillesse et la maladie. En effet, après une longue carrière ritualisée par les activités routinières de la garnison du vieux fort Bastiani, il voit se préciser enfin l’attaque des Tartares, dont l’existence semblait de plus en plus mythique.

Ce thème, profondément dépressif, sera présent dans un de ses derniers écrits moins connus, publié de manière posthume, Le régiment part à l’aube où le héros, ancien militaire, lutte contre la mort jusqu’à l’aube, et fait le bilan de sa vie avant de partir  comme le régiment . Cette œuvre publiée pour la première fois en 1963, décrit la passion dévorante d’un quinquagénaire pour une jeune prostituée occasionnelle, ainsi que ses tourments savamment entretenus par elle et par leurs connaissances communes. Le K est un recueil de nouvelles publié pour la première fois en Italie en 1966 sous le titre Sessanta racconti. Stefano, poursuivi par un monstre marin aux allures de squale géant, appelé  le K . Adapté au cinéma en 1994 sous le même titre, film italien réalisé par Mario Brenta. Le Secret du vieux bois, R. Adapté au cinéma en 1993 sous le même titre, film italien réalisé par Ermanno Olmi.