Vive le Péricarde Libre ! PDF

Note d’août 2015 : la version de mars 2013 de cette page a été revue après la mise en vive le Péricarde Libre ! PDF de la seconde version, datée de juin 2015, de la traduction commentée de l’analogie du bon et du soleil, qui précède immédiatement l’analogie de la ligne et l’allégorie de la caverne. La traduction n’a pas été modifiée, seules certaines notes ont été revues à la lumière d’une analyse plus fouillée de l’analogie du bon et du soleil. Chaque fois qu’un des passants ferait entendre un son, penses-tu qu’ils pourraient croire celui qui fait entendre un son autre que de l’ombre qui passe ? Probablement pas, dit-il, du moins pas tout de suite.


L’importance du toucher est capitale dans notre développement physique, psychique et émotionnel. L’objectif de ce livre est de nous faire redécouvrir nos sensations, de réveiller et développer nos perceptions et de reconnecter les mains à notre sensibilité et notre «écoute». Cela nous permet de «sentir» la Vie qui fait bouger nos cellules, nos organes, notre corps.

C’est évident, dit-il, qu’après cela, il en viendrait à ça ! C’est ça, dit-il, je le pense moi aussi : accepter de tout subir plutôt que de vivre ainsi ! Pour quelques commentaires sur l’esprit dans lequel j’ai fait cette traduction, voir l’introduction aux extraits traduits de La République. Traduction de 514a1-17a7 initialement publiée sur le site en 1999, revue et enrichie une première fois de notes plus abondantes et d’une traduction de la section 517a8-519c7 en 2001, puis revue à nouveau en 2013, surtout au niveau des notes, pour prendre en compte ma compréhension nouvelle de l’analogie de la ligne et ses implications sur la compréhension de l’allégorie de la caverne. Les références aux pages de l’édition Estienne sont celles fournies par l’édition des Platonis Opera, Oxford Classical Texts, édition ancienne de John Burnet.

C’est Socrate qui parle et c’est toujours Glaucon qui est son interlocuteur dans cette section. Après cela » traduit le grec meta tauta, mot à mot « après ces  ». L’allégorie de la caverne, qui ouvre le livre VII de la République, est indissociable des deux analogies qui l’ont précédée à la fin du livre VI, l’analogie du bon et du soleil et l’analogie de la ligne. Notre nature » : « nature » traduit le grec phusin, nom qui vient du verbe phuein, qui veut dire « pousser, faire naître, faire croître ». C’est le processus autant que le résultat, jamais achevé, auquel il conduit. Par rapport à l’éducation et au fait de ne pas être éduqué » : « éducation » traduit le grec paideia, et « fait de ne pas être éduqué », apaideusia.

Paideia vient du verbe paideuein, lui-même construit sur la racine pais, enfant. Comme je l’ai déjà souligné, les termes mis par Platon dans la bouche de Socrate, pathos, phusis, paideia, mettent l’accent sur un processus plutôt que sur un état. Et j’ai dit aussi que pathos met l’accent sur le caractère « passif » de l’homme qui subit ce processus. Que Platon nous suggère cela au moment où il va nous parler de l’éducation devrait faire réfléchir ceux qui veulent à tout prix trouver des « théories » dans les dialogues. Comme dans une habitation souterraine ressemblant à une caverne » traduit le grec hoion en katageiôi oikèsei spèlaiôdei.

Ce qui est ici qualifié de spèlaiôdei, c’est une oikèsis, mot que j’ai traduit par « habitation ». Baccou qui fait simplement disparaître ces « hommes », ou d’un L. Nous allons maintenant essayer de préciser ce cadre, en commençant par noter que Platon, s’il donne un certain nombre de précisions, ne répond pas à toutes les questions que nous pourrons nous poser au fur et à mesure que nous allons avancer dans l’allégorie. Dans ces conditions, il me semble que la disposition d’ensemble de la caverne qui offre la lecture la plus riche de l’allégorie est à peu près celle qui est schématisée dans le plan ci-contre.