Saint-Severin. Une église, une paroisse PDF

1667, les travaux exécutés ne sont pas encore payés. Il reste saint-Severin. Une église, une paroisse PDF construire les travées de la nef encore occupée par l’ancienne église.


Au coeur du Quartier latin, l’église Saint-Séverin est l’une des plus anciennes de Paris. Edifiée aux XIIIE et XVE siècles, c’est un chef-d’oeuvre d’harmonie et d’équilibre. Joyaux de l’architecture gothique, elle en résume parfaitement l’évolution, du crépuscule de l’art roman à l’épanouissement de la Renaissance. Sa vitrerie exceptionnelle offre un panorama presque complet de l’art du vitrail, du Moyen Age à l’abstraction. Paroisse emblématique de la rive gauche, Saint-Séverin joue depuis quinze siècles un rôle important et prend part à tous les grands débats de la pensée catholique : la Ligue, le jansénisme, l’évolution de la liturgie, la participation des fidèles, le schisme lefebvriste, le rôle culturel de l’Eglise, etc. Cet ouvrage érudit et limpide apporte un regard nouveau et souvent inédit sur l’histoire de cette paroisse, de ses bâtiments et de son quartier. L’orgue et la musique liturgique, qui ont beaucoup contribué au renom de Saint-Séverin, font également l’objet d’une étude complète. Le texte est enrichi d’encadrés apportant un éclairage sur des sujets ou des personnages particuliers, de Dante à J.-K. Huysmans. Il est suivi d’une dizaine d’annexes telles que les biographies des curés de Saint-Séverin depuis 1212 et des artistes ayant travaillé dans l’église. Fresque synthétique, l’ouvrage montre l’importance et l’influence de Saint-Séverin, église et paroisse, dans l’histoire religieuse, politique, culturelle et sociologique de Paris.

Elle comporte une tour carrée latérale. François-Henri Clicquot est le facteur du grand orgue dont le buffet date de 1725. En 1862, le percement du boulevard Saint-Germain à la suite des grands travaux de modernisation de Haussmann nécessite le remaniement de l’abside par Victor Baltard. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Détail de l’autel de la chapelle de la Vierge. Hippolyte Feret fit exposer une fiole de l’eau qui coule des os de saint Nicolas, apportée par Paul de la Croix, prêtre de la compagnie avec certificats.

Plus tard, on y mit aussi une relique du pied droit de saint Victor. Y étaient jadis aussi exposées à des jours solennels, des reliques de la croix du Christ. Article détaillé : Œuvres classées à Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Le 20 février 1905, de nombreux tableaux et sculptures ont été classées à l’inventaire des monuments historiques. Charles Le Brun, Martyre de saint Jean Porte Latine. Jean Baptiste Corneille, Charles Borromée communiant les Pestiférés.

Attribué à Charles Le Brun, La Résurrection du Christ. Il s’agit du Martyre de Saint Jean l’Évangéliste à la Porte Latine. Les tombeaux de Le Brun et de sa mère Julienne Le Bé sont situés dans une chapelle de l’église, obtenus avec messe pour lui et son épouse  à perpétuité  des prêtres et marguilliers de Saint-Nicolas du Chardonnet :  M. L’église abrite un autre monument funéraire, le mausolée de Jérôme Bignon, avec les statues en pierre de la Justice et de la Tempérance par Michel Anguier, et le bas-relief en marbre de Saint Jérôme par François Girardon.

Michel Anguier et François Girardon, Mausolée de Jérôme Bignon, détail. Nicolas Legendre, ami de Le Brun travailla aux sculptures qui ornent la façade de cette église du côté de la rue des Bernardins, et à l’intérieur à la chapelle de la Vierge et à celle des Agonisants. Le tabernacle a disparu à la Révolution, mais on en a conservé une description très détaillée. Pendant la Commune de Paris, le tocsin de l’église sonnera une fois pour prévenir des manœuvres adverses. La console de l’orgue est constituée de quatre claviers de 56 notes, un pédalier de 30 notes et d’une traction mécanique pour 47 jeux réels.