Rapport sur l’homophobie PDF

Cérémonie en l’honneur des acteurs et actrices engagées rapport sur l’homophobie PDF la haine anti-LGBT – 17. 2013-302 QPC du 12 Avril 2013 – M.


Depuis douze ans qu’il existe, le Rapport sur l’homophobie est devenu une référence. C’est la seule publication à faire le point chaque année sur l’évolution de l’homophobie en France. Ainsi, pour réaliser cette nouvelle édition, SOS homophobie s’est appuyée sur les 1263 témoignages qu’elle a reçus en 2007 et a suivi l’actualité de ces douze derniers mois. Il en ressort un panorama très complet des différents visages de l’homophobie dans notre pays : les agressions physiques et les meurtres, les conflits de voisinage ou familiaux, les discriminations au travail, les appels à la haine sur Internet ou les déclarations homophobes de responsables politiques et religieux. Recenser et dénoncer ces actes homophobes ne nous a pas conduits pour autant à occulter les progrès réalisés ces dernières années ou à dresser un portrait à charge et sans nuance. Les motifs de satisfaction existent : des décisions de justice qui font progresser l’égalité de droits, des actions de prévention qui commencent à porter leurs fruits, une presse plus ouverte qu’il y a quelques années… Le combat contre l’homophobie et la lesbophobie rencontre un écho de plus en plus grand. Ce rapport en rend compte. Mais les témoignages que nous rassemblons ici prouvent à quel point le travail ne fait que commencer et qu’il y a urgence à le poursuivre. Tous les jours, des homosexuel-le-s sont victimes des préjugés, de l’intolérance et de la bêtise. Tous les jours, nous œuvrons à les soutenir et les aider. Publier ce rapport participe de ce combat. Mais il n’a d’intérêt que s’il est repris par le plus grand nombre.

19 mars 2013 – Mme X. Sauf mention contraire, tous les textes de ce site sont sous licence Creative Commons. Sauter à la navigation Sauter à la recherche Le mot Homophobie désigne les manifestations de mépris, rejet, et haine envers des personnes, des pratiques ou des représentations homosexuelles ou supposées l’être. L’homophobie peut aller jusqu’au meurtre, ou à la condamnation à mort institutionnalisée, notamment dans certains pays africains et du Moyen-Orient. Pew Global Attitudes Project en 2013.

Laquelle de ces deux propositions est la plus proche de votre propre opinion ? L’homosexualité devrait être acceptée par la société. L’homosexualité ne devrait pas être acceptée par la société. Le terme est issu de l’anglais homophobia, néologisme apparu pour la première fois dans un article de la revue pornographique américaine Screw daté du 23 mai 1969, dans lequel le mot désigne la peur qu’ont certains hommes hétérosexuels de passer pour homosexuels. On le retrouve en 1971, dans Homophobia: a tentative personality profile du psychologue Kenneth Smith.

Toutefois, les linguistes critiquent le bien-fondé de ces termes, car le préfixe  homo-  provient du grec  homoios  signifiant  semblable  et non, selon la croyance répandue, du latin  homo  signifiant  homme . De surcroît, la racine  phobie  vient également du grec et signifie  peur . La construction du néologisme à partir du suffixe  -phobie  est toutefois critiquée. Le militant contre l’homophobie et le racisme Louis-Georges Tin estime que l’homophobie serait un fruit de l’hétérosexisme, c’est-à-dire de la suprématie du modèle social hétérosexuel, présenté comme le seul existant, en dehors toutefois du célibat ecclésiastique ou monacal, dans les sociétés actuelles. En outre, l’idée même d’extrapoler les penchants sexuels d’un individu à partir de ses réactions à des stimuli visuels issus de productions vidéo précisément destinées à provoquer l’excitation est sujette à caution.

Vincent Tiberj, chercheur en sociologie, dans son enquête Français comme les autres ? Les conséquences de l’homophobie incluent l’homophobie intériorisée, la violence et la discrimination. Daniel Borrillo estime, dans son Que sais-je ? Le meurtre n’est pas la violence la plus répandue.