Presse & plumes: Journalisme et littérature au XIXe siècle PDF

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Quoi qu’en dise Balzac, le journal n’est pas la machine diabolique d’où serait venus tous les maux de la littérature, depuis que la France est entrée, sous la monarchie de Juillet, dans l’ère du capitalisme industriel et culturel. Cette découverte est un événement majeur pour la connaissance du XIXe siècle : l’histoire littéraire s’obstinait à célébrer le Verbe rimbaldien, le Roman balzacien ou flaubertien, le Vers mallarméen, sans s’apercevoir que le principal laboratoire d’invention littéraire était le périodique, sous ses formes variées et banales. Bien avant Internet, c’est donc eu XIXe siècle qu’éclate la première révolution médiatique. L’invention de la presse moderne modifie le quotidien des Français, impose de nouveaux rythmes de lecture et d’écriture, une scansion neuve de la vie intellectuelle : le politique, la vie sociale, les arts, les sciences et les savoirs connaissent une profonde métamorphose dont cet ouvrage propose un large aperçu. Quant aux écrivains, acteurs et témoins privilégiés de la presse, ils sont aussi les premiers rejetons de cette hybridation culturelle entre l’univers du périodique et l’art d’écrire : on vérifiera ici, en revisitant les auteurs du panthéon littéraire du XIXe siècle, que cet éclairage nouveau transforme notre vision même de la littérature.

Portrait d’Émile de Girardin par Nadar. Paris où il est mort le 27 avril 1881, est un journaliste et homme politique français. 1827, année de sa majorité officielle. Conçu hors mariage, il fut éloigné de ses parents, élevé chez M.

Mme Choisel qu’il quitte en 1814 pour dix années d’apprentissage aux Haras du Pin, en Normandie. 29 ans, il revient à Paris à la recherche de ses parents. Châtenay-Malabry chez son père qui subvient à ses besoins. Delphine Gay, 1re épouse de Girardin. Wilhelmina Brunold von Tiefenbach, 2de épouse de Girardin. Son premier recueil, les Essais Poétiques, a obtenu un grand succès, qui lui a valu une pension de 1 500 francs octroyée par le roi Charles X.

En 1827, elle reçoit, à Rome, une ovation pour sa pièce Retour de romains captifs à Alger. Avec un ancien camarade de classe, du collège d’Argentan, Charles Lautour-Mézeray, Émile de Girardin fonde en 1828 un journal, Le Voleur. Composé d’articles pillés dans d’autres journaux, ce journal paraît tous les cinq jours. Dessin d’Alfred Le Petit qui évoque la mort d’Armand Carrel.

Il souhaitait créer un quotidien dans lequel la publicité jouerait un aussi grand rôle que la rédaction. Les frais de fabrication des journaux étant élevés, le quotidien se vendait relativement cher pour les budgets de l’époque, et les tirages étaient par conséquent assez bas. Il s’oppose ainsi aux journaux de partis, réservés à un petit nombre de lecteurs et devient l’éditeur puissant et respecté d’une presse à grand public en divisant le prix de l’abonnement, qui passa de 80 à 40 francs. Le manque à gagner est compensé par les annonceurs auxquels il ouvre les colonnes du journal. En France, l’industrie du journalisme repose sur une base essentiellement fausse, c’est-à-dire plus sur les abonnements que sur les annonces.