Miroir de Lille et des Pays-Bas : XIIIe-XXe siècle PDF

Elle est comtesse de Flandre miroir de Lille et des Pays-Bas : XIIIe-XXe siècle PDF de Hainaut de 1205 à 1244. Fille ainée de l’empereur Baudouin de Constantinople et de Marie de Champagne, ses parents meurent aux croisades en 1205. La comtesse Jeanne a mené une politique favorable au développement économique de ses comtés et octroyé de nombreuses chartes de franchises aux cités flamandes. Il existe plusieurs représentations peintes ou sculptées de la comtesse en France et en Belgique, ainsi que deux géants.


Carte des comtés de Flandre et de Hainaut sous la comtesse Jeanne de Constantinople. La date de naissance exacte de Jeanne de Constantinople est inconnue, plusieurs hypothèses ayant été avancées sans preuves tangibles. En 1202, le père de Jeanne, Baudouin, comte de Flandre et de Hainaut, quitte ses terres pour participer à la quatrième croisade. Son épouse Marie de Champagne décide de faire un pèlerinage en Terre sainte avant de le rejoindre. Elle meurt en arrivant à Acre. Après la disparition du comte et de son épouse, les comtés de Flandre et de Hainaut sont administrés par un conseil composé du chancelier de Flandre, du prévôt de Lille et des châtelains de Lille et Saint-Omer. Dès 1206, Philippe Auguste impose à Philippe de Namur de ne pas marier ses nièces sans son consentement.

Deux ans plus tard, un accord est conclu aux termes duquel le roi de France s’engage à ne pas les marier avant leur majorité sans le consentement du comte de Namur, mais que ce dernier ne s’opposera pas au choix royal après leur majorité. En 1211, Enguerrand de Coucy propose à Philippe Auguste la somme de cinquante mille livres pour épouser Jeanne, tandis que son frère Thomas épouserait Marguerite. La noblesse flamande est hostile à ce projet. Après cette date Ferrand de Portugal est connu sous le nom de Ferrand de Flandre.

Article détaillé : Philippe II de France. Elle a choisi un sceau rond, comme les hommes, et se fait représenter à cheval, un faucon à la main, dans une attitude aristocratique. Philippe Auguste ramenant Ferrand de Portugal, comte de Flandre, et Renaud, comte de Boulogne, faits prisonnier à la bataille de Bouvines. Damme, la flotte française est détruite par les Anglais. Roche-aux-Moines, le 2 juillet 1214, le prince Louis bat l’armée anglaise. Pendant les douze ans que Ferrand de Flandre reste prisonnier des Français, Jeanne gouverne seule.

Seule au pouvoir, Jeanne commence par ordonner la reconstruction des remparts de Lille, mais craignant une nouvelle offensive française, elle finit par se soumettre au roi de France. Elle tente alors de faire annuler son mariage par le pape, puisqu’il n’a pas été consommé. Un autre conflit agite le règne de Jeanne. En 1224, elle cherche à acquérir, pour son conseiller Arnoul d’Audernarde, la châtellenie de Bruges, que Philippe Auguste avait confié à Jean de Nesle, bailli de Flandre, après la bataille de Bouvines. Elle conteste la somme trop élevée qui en est demandée.

Article détaillé : Louis VIII de France. Selon les Chroniques de Hainaut, le gouverneur de Flandre et de Hainaut Arnoul de Gavre aurait reconnu son oncle Josse de Materne, en tenue de franciscain, à Valenciennes. En 1225, un ermite vivant près de Mortagne, dans la forêt entre Valenciennes et Tournai, avoue être effectivement le comte Baudouin. Rapidement, il est soutenu par les nobles hennuyers, notamment Jean de Nesle et Robert de Dreux. Jeanne envoie son conseiller Arnoul d’Audenarde, qui ne peut rencontrer l’ermite mais revient néanmoins convaincu qu’il est bien le véritable Baudouin. Jeanne est contrainte de se réfugier à Mons, seule ville qui lui reste fidèle.

Avant de lancer les opérations militaires, Louis VIII envoie sa tante Sybille de Beaujeu, sœur de Baudouin, rencontrer l’ermite. Celle-ci conçoit des doutes sur son identité. Convaincu qu’il s’agit d’un imposteur, Louis VIII lui donne trois jours pour fuir. Le faux Baudouin prétend alors se réfugier chez l’archevêque de Cologne, mais il fausse compagnie à ses derniers partisans et prend la fuite. Le faux Baudouin avait reconnu les droits légitimes de ses fils comme héritiers des deux comtés. Après la reprise des villes rebelles, Jeanne impose de lourdes amendes. Jeanne salue Ferrand avant son départ pour la bataille de Bouvines.