Mémoire d’alternance : L’Espagne de Zapatero PDF

Le 12 décembre 1975, il confirme à son poste Carlos Arias Navarro, le dernier président du gouvernement de Franco. De timides signaux d’ouverture sont envoyés de la part du nouveau gouvernement à la société civile, mais celle-ci en attend davantage maintenant de ce dernier, d’autant plus qu’aux mémoire d’alternance : L’Espagne de Zapatero PDF, le Portugal s’est démocratisé à la suite de la révolution des Œillets en 1974. Dans la rue, la contestation qui a lieu pour exiger la démocratie et la dissolution des structures administratives franquistes dégénère parfois en violence.


Deux ans et demi jour pour jour après le 11 septembre, c’est à nouveau l’horreur : l’attentat sanglant du 11 mars 2004 à Madrid. Dans la tragédie, le peuple fut grand, ses dirigeants incertains. Et les urnes, le lieu de la méfiance et de la colère. L’alternance ouverte le 17 avril 2004 par José Luis Zapatero marque au cœur de la vie politique européenne l’arrivée d’un homme nouveau. Dans ce livre, Olivier Schrameck nous présente cet homme, sa démarche et son action : un socialisme sans marxisme, une parité inspirée par un féminisme sans concession, un réformisme sans remise en cause de l’économie de marché, la laïcité revendiquée dans un vieux pays catholique, la proposition d’instituer le mariage homosexuel, un engagement européen sans faille à l’heure où notre pays s’interroge. Plaidant pour le partenariat franco-espagnol, Olivier Schrameck nous livre ici, entre analyse et souvenirs personnels, bien plus que des impressions d’ambassade. Par ses observations politiques, il propose sans doute aussi pour la France une nouvelle vision de l’Europe – au miroir de l’Espagne.

Tous ces incidents provoquent une prise de conscience au niveau du pouvoir et dès mai 1976, deux lois reconnaissant le droit de réunion et d’association sont approuvées par les Cortès. Arias Navarro, en désaccord avec la ligne politique réformiste que veut suivre le roi, est contraint à la démission le 1er juillet 1976. Le roi va alors pouvoir nommer quelqu’un qui partage son intention de conduire le pays vers un nouveau régime. Sous le gouvernement d’Adolfo Suárez, une série de réformes essentielles à la réussite de la Transition sont entreprises par les institutions du régime. Peu avant, le 5 décembre 1976, le PSOE organise la première assemblée libre d’un parti de gauche en Espagne depuis la fin de la IIe République, 37 ans auparavant. Le début de l’année 1977 est marqué par de graves attentats terroristes, qui mettent en péril les réformes acquises.

Le 30 mars 1977, la liberté syndicale est légalisée. Le 15 juin 1977, les électeurs espagnols élisent l’assemblée constituante. C’est la première élection démocratique depuis 1936. En deuxième position arrive le PSOE puis plus loin derrière, le PCE et Alliance populaire, dirigée par l’ancien ministre franquiste Manuel Fraga.

Article détaillé : Constitution espagnole de 1978. Le nouveau parlement travaille à la rédaction du texte de la nouvelle constitution. La crise économique, les actes terroristes et les questions du Pays basque et de la Catalogne sont les principaux fronts de bataille du premier gouvernement démocratique. En septembre 1977, la Generalitat de Catalogne est rétablie, présidé par Josep Tarradellas. Le 14 octobre, le parlement promulgue une dernière loi d’amnistie. Elle s’applique à tous les prisonniers politiques, y compris ceux ayant participé à des attentats mortels survenus avant le 15 juin de la même année. Le 10 octobre 1978, le texte de la nouvelle constitution est approuvé par le Parlement.

Le 6 décembre 1978, la constitution est approuvée par référendum, et ce jour devient celui de la fête nationale de la Constitution. Après l’acceptation du texte constitutionnel, Adolfo Suárez convoque un nouvel appel aux urnes pour le Parlement et pour les élections municipales de mars de 1979, avec un résultat semblable à celles de 1977 : victoire du parti de l’UCD aux législatives, mais une majorité de suffrages exprimés pour les partis de gauche aux élections municipales. Adolfo Suárez, affaibli sur le plan politique au sein de son propre gouvernement présente sa démission le 29 janvier 1981. Article détaillé : Coup d’État du 23-F. Une tentative de putsch surprend le Congrès des députés le 23 février 1981, au moment du débat de l’investiture du nouveau président du gouvernement, Leopoldo Calvo-Sotelo.