Linguistique et poétique : L’énonciation littéraire francophone PDF

La délimitation des frontières intellectuelles du structuralisme après 1945 est devenu un champ de recherche à part entière, complexe et en évolution, avec des divergences importantes en fonction des pays et des disciplines universitaires. L’historiographie du structuralisme est un domaine de recherche très actif depuis plusieurs décennies linguistique et poétique : L’énonciation littéraire francophone PDF France comme à l’étranger.


Les textes présentés dans cet ouvrage développent une réflexion sur la nécessité de penser la langue d’écriture comme un espace de fiction et de friction. L’écrivain francophone, qu’il soit du Québec ou de la Belgique, du Maghreb ou de l’Afrique subsaharienne, d’Haïti ou du Pacifique, se trouve fréquemment dans une situation de décalage langagier tel qu’il doit s’exprimer dans une langue seconde qu’il maîtrise moins bien que sa langue maternelle, alors que celle-ci est exclue des usages littéraires reconnus. Le sentiment de la langue qui hante l’écrivain en situation de diglossie, donc d’insécurité linguistique, est supposé partagé par le lecteur qui est son pendant naturel et dont l’auteur se donne l’image dès qu’il se met à écrire. Ici l’énergie linguistique, basée sur une économie de l’abondance lexicale et sémantique est mise au service d’une stratégie d’écriture. On est en présence d’une forme plus ou moins violente de renouvellement de la langue seconde, une langue  » volée  » au colonisateur. Vol, viol et violence sont sereinement revendiqués et assumés comme un droit, celui d’écrire autrement, voire d’écrire mal, une langue non naturelle librement choisie. On s’aperçoit alors que l’écriture en langue seconde, par la création ou par la traduction, révèle inévitablement l’imaginaire qui habite la langue première de l’auteur. Cette pratique plus ou moins angoissée de l’écriture, loin d’être une cause de naufrage, se révèle être un extraordinaire moteur de créativité littéraire, donc de poéticité.

Dans l’historiographie du structuralisme domine généralement une définition descriptive centrée sur les termes de structure et structuralisme et sur la généralisation de leur utilisation par les sciences humaines et sociales entre les années 1950 et 1970, le structuralisme étant alors considéré comme un mouvement situé dans le temps, une période dans l’histoire des idées dotée d’une naissance et d’un achèvement. Dosse situe le structuralisme dans l’histoire des idées philosophiques comme succédant à l’existentialisme sartrien, et s’opposant conceptuellement, tout au long de son histoire, à la phénoménologie où la notion de sujet est centrale alors que le structuralisme des années 1950-60 l’exclut par principe. 1950 l’espoir d’une unité des travaux en sciences humaines, et même, chez certains, la perspective d’une recomposition majeure des savoirs, par-delà les coupures entre culture scientifique et culture lettrée ou même entre nature et culture. Ces auteurs placent le structuralisme dans la continuité des théories de la connaissance et de la philosophie de la forme. Des divergences apparaissent au sein de l’historiographie quant à la périodisation du structuralisme. 1960 la publication de Signes de Merleau-Ponty. Ils définissent cette généralisation du structuralisme sur la base d’une extension très large et hétérogène de la notion de structure.

La structure vient peu à peu désigner, en biologie, la manière dont les parties d’un être concret s’organisent en une totalité douée de propriétés autonomes. Elle se rapproche en ce sens de la notion philosophique classique de déterminisme, également intégrée à cette époque dans la construction des différentes disciplines scientifiques. Auguste Comte puis Émile Durkheim, en ethnologie avec Marcel Mauss. Article détaillé : Psychologie de la forme.

Cependant la structure chez Saussure est un système entièrement fermé et statique, beaucoup plus proche d’une forme abstraite que de la conception ouverte de la structure qui prévaudra plus tard dans les sciences sociales. C’est le Cercle linguistique de Prague, fondé en 1926, qui va populariser la filiation saussurienne, en substituant le terme de structure à celui de système. Dix ans plus tard est créé le cercle de Copenhague et sa revue Acta linguistica par le linguiste danois Louis Hjelmslev, ancien participant du cercle de Prague dont il reprend le programme structural en lui donnant une tournure algébriste, radicalisant la priorité de la forme sur la substance en une  glossématique . Durkheim et Marcel Mauss en France, J. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Articles détaillés : Cybernétique, Systémique et Théorie de l’information. Claude Shannon la même année dans La théorie mathématique de la communication.

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