Les Temps Nouveaux, N° 2, Hiver 2010-201 : Travail, école, Europe : Les transformations nécessaires PDF

Paysage photographique aux multiples couleurs de la Serranía de Hornocal, massif montagneux situé près de la ville d’Humahuaca, province de Jujuy, Argentine. Paysage photographique brumeux près d’Les Temps Nouveaux, N° 2, Hiver 2010-201 : Travail, école, Europe : Les transformations nécessaires PDF, aux Pays-Bas.


Trois décennies de mondialisation et de politiques libérales ont conduit au désastre d’une crise globale du système capitaliste. Cette libération des forces du marché, de la concurrence et du profit n’a débouché ni sur le meilleur des mondes, ni sur la fin de l’histoire qui nous étaient pourtant promis. Au contraire, se sont développées à l’échelle de la planète des politiques destructrices du progrès social et des libertés, normalisatrices de la pensée et de la culture, génératrices de désastres écologiques, attentatoires à la paix entre les peuples. Les contradictions de la construction européenne éclatent au grand jour. Responsables syndicaux et associatifs, intellectuels engagés et acteurs du mouvement social, nous enrageons de l’atonie du débat sur les alternatives nécessaires afin que nos sociétés retrouvent la voie de l’émancipation et du progrès humain. Nous voulons contribuer, par nos expériences et nos réflexions au renouveau de la pensée critique du capitalisme, à la reconstruction de perspectives d’espoir, à la fondation d’une politique de transformation. Dans ce projet, nous voulons réunir celles et ceux qui, engagés au plan syndical, associatif ou politique, veulent réfléchir ensemble sur la transformation radicale des rapports sociaux rendue nécessaire par la situation actuelle. Pour cela, nous décidons de nous donner les outils nécessaires à l’élaboration de propositions, au débat, à la lutte idéologique, aux initiatives à prendre : une revue, un site internet, un réseau d’amis et lecteurs, pour construire des temps nouveaux.

Les étendues naturelles sont protégées par décret et des capteurs de vérification du niveau des eaux sont installés. Par extension, comme le terme panorama, dans des expressions comme  paysage politique  ou  paysage médiatique , il peut désigner un ensemble contextuel, la vision des choses à un temps donné, le paysage étant en constante évolution. Europe du Nord et en particulier dans les littoraux des Frises Hollandaises, allemandes et danoises. Mais il n’est pas certain que les langues d’origine latines aient adopté ce sens dès le départ.

La première occurrence connue du terme français paysage est de 1549, celle du portugais paisagem de 1548, et de l’italien paesaggio de 1552 et il semble bien que ces termes associent davantage la vue d’un tableau au terme plutôt que le sens de l’aménagement du territoire. Avant d’être l’objet de représentations artistiques ou d’études, le paysage était donc un pays au sens originel du terme, c’est-à-dire une portion du territoire offrant des perspectives plus ou moins importantes avec une identité bien marquée, le cas échéant un lieu de vie et de travail pour les habitants locaux qui font partie de ce pays. La part protéique et lipidique de l’alimentation était donc faible, expliquant les forts taux de rachitisme et de faible durée moyenne de vie. Par ailleurs, la viande était réservée aux classes sociales les plus riches, seigneurs en particulier et l’aristocratie auxquels les diététiciens de l’époque recommandait de consommer de la viande. La Renaissance fait apparaître une nouvelle conception des paysages et du monde, faisant resurgir une vision utopique et paradisiaque du cadre de vie, fortement amplifiée par la peinture qui commence à se distancier de la représentation religieuse exclusive jusqu’alors des paysages.

C’est ce qu’Alain Roger nomme l’artialisation du pays, instauration du spectacle de la nature en objet de contemplation qui se laïcise et perd ses attributs religieux. Cette période clé de l’histoire européenne instaure donc une nouvelle conception du paysage et modifie les formes de gouvernance, même si la monarchie reste le pouvoir politique principal. C’est notamment à ce moment que les agronomes de plusieurs pays commencent à critiquer les pratiques féodales et proposer le développement de l’élevage pour satisfaire une alimentation plus riche. Même la suppression des communaux ne la satisfait pas, parce qu’elle leur enlève un moyen de soumettre les populations paysannes sur lesquelles elle règne. Mais ailleurs, comme en Angleterre, la monarchie est devenue parlementaire et les rois n’ont plus le même pouvoir. James Ier, roi d’Angleterre épouse une princesse danoise, Anne, qui emporte dans ses bagages le terme danois Landskab qui devient landscape.

Alors que le mot danois était lié à une gouvernance populaire, le roi et son épouse vont s’en servir pour affirmer le pouvoir de la Royauté sur le territoire anglais auquel est annexée l’Écosse. Si la période précédente est marquée par la féodalité et l’absolutisme, il n’en reste pas moins que les prémisses de cette nouvelle phase s’annoncent peu à peu et timidement, mais ouvrent la voie à de profonds changements aussi bien dans la matérialité des paysages que dans leurs représentations sociales. Lords désireux d’étendre leur domaine agricole aux dépens des terres collectives paysannes. Ils s’approprient donc des commons en marquant les limites parcellaires par la plantation de haies, d’aubépines tout d’abord et font enregistrer les actes de propriété chez des notaires. 1750 environ, le Parlement anglais, sous la pression des Lords, s’engage dans une réforme radicale du foncier et promeut les enclosures parlementaires sur l’ensemble du pays.