Les Nouvelles-Frances : La France en Amérique 1500-1815 PDF

Portrait de Fouquet par Charles Le Brun. Mazarin, procureur général au parlement de Paris. Il eut un pouvoir et les Nouvelles-Frances : La France en Amérique 1500-1815 PDF fortune considérables. Promoteur des arts au sens le plus noble du terme, Nicolas Fouquet sut s’attirer les services des plus brillants artistes de son temps.


Quelle importance avait la Nouvelle-France pour la France ? Quelle place occupait le Canada dans les préoccupations des Colbert, Maurepas ou Pontchartrain ? Avec le Traité de Paris du 10 février_1763, la France renonçait à son empire colonial d’Amérique. C’est du moins ce que nos livres d’histoire nous ont appris. Tête forte et volontiers provocant, Voltaire avait a fait entendre sa voix dans une lettre du 6 septembre 1762 adressée au ministre Choiseul :  » le suis comme le public, j’aime beaucoup mieux la paix que le Canada et je crois que le France peut être heureuse sans Québec.  » Dans cet essai fort original, Philip P. Boucher place l’histoire du Canada dans un contexte qu’on a eu tendance à ignorer ou à oublier.

De nos jours, il est possible de mesurer la grandeur qui fut la sienne au château de Vaux-le-Vicomte. Après sa disgrâce, Nicolas Fouquet connut une réhabilitation posthume par le biais des nombreux romans et films, notamment Le Vicomte de Bragelonne d’Alexandre Dumas. Le blason des Fouquet porte D’argent à l’écureuil rampant de gueules, avec la devise  Quo non ascendet ? François de Sales et de Jeanne de Chantal.

Dans un même esprit, c’est aux jésuites du collège de Clermont que ses parents confient l’éducation de Nicolas. Tout en étudiant, il aide sa mère, Marie de Maupeou, dans la préparation de médicaments pour les pauvres. En mars 1633, son père demande au cardinal une charge de conseiller au Parlement de Paris pour Nicolas. Sa demande est refusée : le frère aîné, François V, possède déjà une charge identique. Cela témoigne de la faveur de François et la confiance du cardinal en Nicolas, qui obtient une dispense d’âge. Nicolas reçoit une mission du cardinal : inventorier les papiers du Trésor de la chancellerie de Vic, où sont conservés tous les titres du temporel de l’évêché de Metz et de l’abbaye de Gorze. En 1635, le frère aîné de Nicolas entre dans les ordres.

Désormais, Nicolas porte les espoirs d’ascension sociale de son père, qui lui achète une charge de maître des requêtes de l’Hôtel. En 1638, il est détaché de la cour de Metz pour participer au Conseil souverain imposé par la France à Nancy. Il y mène grand train, prenant part aux séances à la comédie, aux bals et aux festins. La même année, son père, pour l’associer à ses affaires, lui cède une part dans la Compagnie des îles d’Amérique. François Fouquet, se sentant proche de la mort, pousse son fils au mariage. Quéhillac, petite-fille de Jean Fourché, maire de Nantes en 1597-1598. Nicolas par ses cousins Chalain et par les liens de son père avec les compagnies de commerce de l’Atlantique.

François Fouquet meurt peu de temps après, suivi au début de l’année 1641 par le grand-père maternel de Nicolas, Gilles de Maupeou. Mignard, Le Cardinal Mazarin, protecteur de Fouquet. Durant cette période, il reprend les activités de son père au sein des différentes compagnies maritimes dans lesquelles la famille détient des parts : Compagnie des îles d’Amérique, du Sénégal ou encore de la Nouvelle-France. Melun, et se fait appeler  vicomte de Vaux . En 1642, la mort de Richelieu, protecteur de longue date de la famille Fouquet, vient mettre fin à ses rêves coloniaux et maritimes. Fouquet choisit alors définitivement le service de l’État.