Les femmes dans l’histoire de la psychanalyse PDF

Peinture de William Hogarth concernant la folie. La folie présente des faits saillants à travers l’histoire, concernant sa perception et son traitement. Articles connexes : Histoire des les femmes dans l’histoire de la psychanalyse PDF mentaux et Histoire de la psychiatrie.


Pour l’homme primitif, la pluie, le vent, la chaleur ou le froid viennent récompenser ou punir. La maladie est envoyée par des êtres surnaturels invisibles ou provoquée par les pratiques magiques des ennemis. Le comportement anormal du malade mental s’explique par l’intervention de mauvais esprits, de forces mauvaises et démoniaques qui ont pris possession de la personne. Pythagore a été le premier à dire que le cerveau est l’organe de l’intelligence humaine et le siège des maladies mentales. Puis Platon affirme que le principe vital du corps est l’âme.

Aristote décrit le contenu de la conscience. Mais leur observation s’arrête où commence le domaine réservé à la divinité. Antiquité à avoir exprimé que l’homme est seul responsable de son propre comportement, normal ou morbide. Puis les invasions barbares, les épidémies de peste, les famines, les tyrannies, l’insécurité généralisée, les malheurs de toutes sortes ont poussé les hommes à rechercher un réconfort dans les croyances surnaturelles. Les pratiques magiques, mystiques et démonologiques font alors un retour en force et le christianisme apporte à l’humanité souffrante le message d’espoir qu’elle attendait, celui d’une vie meilleure dans l’au-delà.

Mais, au fil des siècles, au fur et à mesure que s’impose le dogmatisme chrétien, se développent la démonologie et l’exorcisme. Le fou est celui qui dit en son cœur que Dieu n’existe pas , dit le Psaume 53. Les causes de la possession sont les péchés. Cela peut être le péché du possédé lui-même, souvent la luxure ou le blasphème, mais aussi le péché d’un membre de la famille ou d’un proche. Par exemple, un mari dit à son épouse :  Va au diable ! Comment ces exorcistes d’aujourd’hui distinguent-ils les cas de possession de ceux de maladie psychique ? Ce sujet mériterait une étude approfondie.

Il arrive aussi que ce soit l’homme qui recherche le commerce avec le diable. On a alors affaire à un sorcier. Ce n’est pas l’Église mais l’opinion publique qui est à l’origine de la répression : face à un malheur survenu sans raison apparente, la foule en impute la responsabilité à une sorcière supposée. Les sorcières et sorciers seront, dans toute l’Europe, torturés, excommuniés, mis au pilori, fouettés, emmurés, brûlés vifs. En 1239 et 1245, des Cathares accusés de sorcellerie sont condamnés par les tribunaux de l’Inquisition.

Thomas Platter, chevrier haut-valaisan illettré, quitte sa vallée natale pour mener dans toute l’Europe une vie d’adolescent gyrovague et chapardeur. Il survit aux maladies, au froid, à la faim ainsi qu’aux brutalités policières et à celles de ses camarades de rencontre. Hollandais, a lutté pour démontrer que les sorcières étaient des malades mentales et devaient être soignées par des médecins au lieu d’être interrogées et brûlées par des ecclésiastiques. Article détaillé : Histoire de la psychiatrie. Le but est d’y enfermer tous les pauvres de Paris pour les éduquer et les mettre au travail. Mais, en 1656, les objectifs de l’Hôpital Général n’ont rien de médical. C’est en fait un instrument du pouvoir pour contrôler les mendiants, les malades mentaux et les invalides qui hantent les rues de Paris.

Cela n’empêche pas le préambule du décret royal d’affirmer :  Considérons ces pauvres mendiants comme membres vivants de Jésus-Christ et non pas comme membres inutiles de l’État. Le 13 mai 1657, on chanta une messe solennelle du Saint-Esprit dans l’église de la Pitié et le 14, l’enfermement des pauvres fut accompli sans aucune émotion, c’est en tout cas ce qu’affirme une brochure anonyme publiée vingt ans après. Il faut dire que, sur les 40 000 pauvres dénombrés à Paris au début de 1656, 35 000 s’enfuirent de la capitale pour se réfugier en province avant l’entrée en vigueur du décret. Seuls 4 ou 5 000 mendiants incapables de fuir,  eurent le grand bonheur de trouver retraite à l’Hôpital.