Les Deux Ivan PDF

Please forward this error screen to sharedip-16015312934. Sa famille est aisée, et sa mère très autoritaire. Il vit de 1838 à 1841 à Berlin avant de retourner à Saint-Pétersbourg puis de partir pour Londres et de s’installer à Paris. Spasskoïe-Loutovinovo, à les Deux Ivan PDF kilomètres au nord de Mtsensk.


Les deux Ivan sont le tsar Ivan IV le Terrible et un simple d’esprit qui se rencontrent dans un monde tout gluant de terreur, où les bourreaux, les chiens, les gens d’armes, les bandes de pillards ou d’enfants voleurs de Moscou, qui ont appris d’emblée à vivre avec la terreur, composent un tissu humain compact, haut en couleur et profondément poétique. Kharitonov manie le coloris historique comme une pâte de rêve, love son récit dans les psychologies frustes et anxieuses d’autrefois, dont celle du tsar qui, entre beuveries et massacres, court les monastères pour soulager son âme.Ces esclaves de boue, qu’Ivan pétrit à son aise, dont il détruit les pauvres isbas pour se faire un chemin de bois à travers les marais, sont comme hallucinés; ils ont, comme des chiens, goûté au sang humain et contracté une sorte de rage. Mirages et sortilèges sont magnifiquement ourdis dans le récit. Ivan finit par ressentir tout ce peuple et cet espace dévasté de son pays comme son propre corps. Monté par les échafaudages au sommet de la cathédrale aux sept bulbes qu’il fait ériger près du Kremlin, il voit l’espace s’ouvrir béant, il distingue Kazan et l’Oural, la mer et les vaisseaux, l’abîme et les marais, cependant qu’un ouvrier, pris de terreur en apercevant le tsar à cette hauteur prodigieuse, tombe dans le vide.Maître des hommes, Ivan l’est aussi de la mémoire, il dicte l’histoire à son diacre, se fait relire les chroniques de ses guerres. Le Khan tatar parvient aux portes de la capitale de bois et d’or, incendie les premiers quartiers de Moscou, puis, changeant d’avis, s’éclipse, cependant que l’autre Ivan, Ivan l’imbécile, berce un enfant enflé par la faim et extrait de sa chapka un oiseau magique qui ne renaît que lorsque apparaît sur terre un martyr dément susceptible de se mettre en quête de mémoire et de sens « .Sans jamais disserter, fidèle à sa poétique de la magie, Kharitonov est aussi un quêteur de sens: que signifie tant de tourment sur les terres arides de l’histoire humaine?Né en 1937, traducteur de Thomas Mann et d’autres auteurs allemands, Kharitonov est sorti sous les feux de la rampe avec l’attribution du premier Booker Prize russe, en décembre 1992. Déjà parus chez Fayard: Prokhor Menchoutine, Netchaïsk, suivi de Ahasvérus, la Mallette de Milachévitch et Un mode d’existence. »

C’est là qu’Ivan s’initie à la chasse, échappant provisoirement à la tyrannie de sa mère. La nature joue d’ailleurs un grand rôle dans ses romans. En 1827, il s’installe à Moscou. Pendant deux ans, il se prépare à entrer à l’université. En 1833, il s’inscrit à la faculté des Lettres à l’université de Moscou. En 1834, il fréquente la faculté de philosophie à Saint-Pétersbourg et rencontre Nicolas Gogol, qui est professeur d’histoire l’année suivante.

En 1837, après la mort d’Alexandre Pouchkine, il édite la correspondance de ce dernier et traduit plusieurs de ses poèmes avec Mérimée. L’année suivante, son fameux poème Le soir est publié dans une revue progressiste. Il part alors pour Berlin afin d’y poursuivre ses études et de voyager en Europe. Il revient en 1841 passer l’été chez sa mère. Dès l’hiver 1843, Tourgueniev s’intéresse au théâtre italien auquel il s’abonne à Saint-Pétersbourg. Il y rencontre la célèbre mezzo-soprano Pauline Viardot avec laquelle il entretiendra une liaison jusqu’à sa mort.

De 1847 à 1850, Tourgueniev vit en France et publie beaucoup, dont le recueil Mémoires d’un chasseur et la pièce Un mois à la campagne. En 1850, il vit près de Paris dans le château de Courtavenel, propriété des Viardot, où réside Charles Gounod, l’auteur de l’opéra Faust. La même année, deux courants de pensée s’affrontent : les slavophiles, qui refusent toute influence extérieure et sont très attachés aux coutumes russes, et les occidentalistes, qui sont favorables à une modernisation à l’occidentale. En 1852, les Mémoires d’un chasseur sont publiées. Cette œuvre échappe à la censure malgré son caractère subversif, car elle relate la vie des paysans russes. Par la suite, Tourgueniev écope d’un mois de prison, mais continue d’écrire ce qu’il pense du servage.

Il est alors assigné à résidence. En 1857, il est de retour à Paris où il rencontre Prosper Mérimée, écrit les préfaces de Pères et Fils et de Fumée et traduit plusieurs récits. Il fait la connaissance d’Alexandre Dumas et part pour Londres. Il lance le Fonds littéraire à la fin des années 1850. Dans les années 1860, il publie beaucoup en France mais relativement peu en Russie. Les slavophiles gagnent leur combat contre les occidentalistes, ce qui l’incite à composer des récits dont l’action se situe en Europe ou qui usent des procédés propres au style fantastique.

Il rencontre Flaubert pour la première fois, le 28 février 1863, d’après le journal des Frères Goncourt, et lui écrit dès le lendemain pour lui annoncer l’envoi de ses livres. Une amitié commence, dont la première trace apparaît dans la correspondance de Flaubert à la date du 2 avril 1863, après lecture desdits romans. Dans les années 1870, il vit à Paris, 50 bis rue de Douai, chez les Viardot. En 1875, Tourgueniev est élu vice-président au Congrès International de Littérature, aux côtés de Victor Hugo qu’il rencontre pour la première fois. Il obtient en 1879 le titre de doctor à Oxford et l’on commence à jouer ses pièces en Europe.