Le vol a voile PDF

Si vous pensez qu’il s’agit d’une erreur du serveur, veuillez contacter le webmestre. Le vol a voile PDF pratique : Quelles sources sont attendues ? Lorsque le visage est couvert, on ne parle pas de hijab mais plutôt de voile intégral qui peut prendre la forme d’un niqab, d’un sitar ou d’une burqa. Le voile islamique est d’origine proche-orientale.


Déjà mentionné dans la tablette A 40 des lois assyriennes du roi Teglath-Phalasar Ier vers 1000 av. Un texte assyrien en fait un signe distinctif entre femme honorable et prostituée. Dans la période antique, grecque puis romaine, le voile a la même fonction. C’est une distinction sociale et cette même fonction va être empruntée dans le Coran. Le champ sémantique correspondant à ce mot est plus large que pour l’équivalent français  voile  qui couvre pour protéger ou pour cacher, mais ne sépare pas. Dans un contexte non arabophone, il désigne plus particulièrement le voile que certaines femmes musulmanes portent, couvrant la tête et laissant le visage découvert. Il est aussi appelé  voile islamique .

C’est le cas de pays comme la Malaisie ou l’Indonésie. Boutique vendant des hijabs à Damas en Syrie. Le mot  hijab  est utilisé sept fois dans le Coran. Hijab veut dire  rideau , il est devenu le symbole d’une séparation entre la femme et l’homme. Mais il s’agirait plutôt de distances et d’obstacles qui interdiraient les contacts directs des invités du prophète avec ses femmes.

Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de resserrer sur elles leur mante : c’est pour elles le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensées. Ce verset coranique constituerait donc davantage un appel à la bienséance et à la préservation sociale qu’une injonction vestimentaire spécifique. Il ne fait aucun lien explicite avec la chevelure. Le mot jilbab signifierait ici plutôt un drap qu’un quelconque habit, et permettrait de cacher l’identité donc couvrir ou découvrir le visage.

Musulmans à Médine il s’agissait plutôt de découvrir le visage voire l’identité pour diminuer les offenses. Le mot traduit par  fichu  ici est le mot arabe  khimar  qui peut signifier tout drap ou vêtement que portait la femme. Selon l’exégèse d’Ibn Kathir, le contexte des versets 24:30,31 est relatif à une marchande, Asma fille de Marthad, qui avait une boutique dans le quartier de Bani Haritha. Abu Dawud plus de deux cents ans après la mort de Mahomet, est invoqué par la majorité des théologiens sunnites, chiites et ibadites, pour justifier l’obligation de voilement. Le voile permettrait de cacher les atours féminins afin de ne pas attirer le regard des hommes.

Cette interprétation ne figure pourtant pas dans le Coran, qui insiste davantage sur l’exigence de modestie et l’absence de vanité dans la toilette, que sur des impératifs strictement vestimentaires. Charles Gleyre, La Pudeur égyptienne, 1838. Le peintre, selon un poncif orientaliste, représente ici une Égyptienne préférant montrer sa nudité plutôt que son visage. Bien que les prescriptions vestimentaires n’occupent qu’une place très marginale dans le Coran, cet aspect est mis au premier plan par les traditionalistes qui tentent de clore le débat sur la question en affirmant que l’obligation de voilement n’est contestée par aucune source islamique et que la question ne se pose pas.

Le compagnon de Mahomet, Abd Allah ibn Abbas, ainsi que son élève Mujahid et également Hasan Al Basri et d’autres, définissent l’expression  ce qui en parait  de la sourate XXIV, verset 31 comme désignant le visage et les mains qu’il n’est pas obligatoire de couvrir. Anciens ont tenu le voilement pour une évidence parce qu’ils baignaient dans un contexte socio-culturel où les normes vestimentaires d’inspiration bédouine étaient très ancrées. De tous les éléments ci-dessus, ces libéraux déduisent que le voile n’est pas un principe fondamental de l’islam, et encore moins une prescription. Le Coran présente le voile comme un signe de reconnaissance des femmes de musulmans qui les met à l’abri des agressions extérieures. Le voile fait l’objet de polémique dépassant le cadre religieux. Il est considéré par certains comme une remise en cause de la dignité de la femme.