Le changement climatique en BD ! PDF

Le le changement climatique en BD ! PDF, soit le nom donné aux sols gelés des régions arctiques, est parfois appelé « bombe à retardement ». En dégelant, il libère de grandes quantités de carbone et de méthane.


Le changement climatique est un sujet qui ne fait vraiment pas rire – mais peut-être cela devrait-il être le cas. Il est si fondamental pour l’avenir de l’humanité qu’il devrait être abordé de la façon la plus claire et la plus pédagogique possible. C’est ce que propose cette introduction en bande-dessinée.

Comment fonctionne le réchauffement climatique ? Que sont les cycles de Milankovitch ? Qu’est-ce que la taxe carbone ? S’appuyant sur les travaux du Giec, cette introduction au changement climatique permet de mieux comprendre les mécanismes à l’oeuvre et les évolutions possibles dans les décennies à venir. Surtout, les auteurs détaillent les pistes d’action et les solutions possibles, depuis les solutions collectives iusau’aux micro-actions individuelles.

« Des causes probables du réchauffement climatique à ses dimensions économiques et géopolitiques, Yoram Bauman et Grady Klein nous emmènent avec humour et rigueur à la recherche de solutions pour infléchir une évolution qui remet en cause la survie de l’humanité.

Ils montrent pourquoi il est possible et urgent de réduire nos émissions de gaz à effet de serre en changeant nos comportements, en adaptant nos politiques énergétiques, en tarifiant le carbone. Un livre beaucoup plus sérieux qu’il n’y parait et qui vous fera comprendre les grands enjeux des négociations internationales sur le changement climatique. »
Jean Tirole, président de la Toulouse School of Economies (TSE) et prix Nobel d’Économie.

« Bravo aux auteurs qui nous entraînent dans leur lecture complète, lucide et joyeuse de la question climatique. »
Philippe Dandin, Météo-France. Centre national de recherches météorologiques.

Traduction et adaptation : Christophe Bontemps.

Attention : La version ePub de ce livre numérique est en fixed-layout. Pour des conditions de lecture optimales, veillez à ce que votre tablette ou ordinateur supporte ce type de format.

Des gaz qui auraient un effet dévastateur sur la planète, alerte Dorota Retelska, docteure en biologie. L’effet de serre a déjà élevé la température de la Terre de presque un degré et nous en voyons les conséquences. Aujourd’hui, les glaces d’Arctique, du Groenland et d’Antarctique fondent vite. Le WWF rapporte que la moitié d’espèces d’animaux vertébrés a déjà disparu. La spécialiste climat de la Banque mondiale déclarait récemment que moins d’aliments ont pu être cultivés sur la Terre en 2013, et qu’il y en aura de moins en moins ces prochaines décennies. L’eau salée s’infiltre dans les champs situés en bord de mer, les vagues de chaleur et les sécheresses tuent les cultures.

L’acidification des océans empêche la croissance des huîtres, et d’autres mollusques marins. Les accords internationaux pourraient mener à une réduction d’émissions de gaz à effet de serre qui limiterait le réchauffement à deux degrés. Ce seuil a été choisi car, au-delà, le climat terrestre risque de se dérégler complètement. Le permafrost, terres gelées du grand Nord, est parfois appelé une bombe à retardement. En dégelant, il pourrait libérer une grande quantité de gaz à effet de serre qui ferait monter la température terrestre de plusieurs degrés. Dans le permafrost sont congelés des restes de plantes et d’animaux anciens, y compris des dépouilles de mammouth.

Dès que le sol dégèle, ces débris fermentent et le gaz carbonique et le méthane s’échappent dans l’atmosphère. En Alaska, il dégèle et occasionne des glissements de terrains. La Sibérie se couvre de petits lacs de fonte de permafrost. Une partie du permafrost se trouvant sous les mers s’est dangereusement réchauffée et des bulles de méthane s’échappent du fond. J’ai interrogé le spécialiste russe du permafrost, le professeur Sergey Zimov. Il pense que si la température terrestre augmente de 3-4 degrés, le permafrost va dégeler sur plusieurs dizaines de mètres de profondeur avant la fin du siècle.

Actuellement, il se réchauffe et fond en surface. S’il dégèle, il libérera dans l’atmosphère les gaz à effet de serre qu’il contient. La température sur Terre pourrait alors augmenter de plusieurs degrés ou dizaines de degrés supplémentaires. Avec des vagues de chaleur insoutenables pour l’Humain ? Des tempêtes dix fois plus importantes que les cyclones d’aujourd’hui ?

Quelle partie de la planète resterait alors habitable ? Où pourrions-nous encore cultiver de la nourriture ? Il s’agirait d’un cataclysme planétaire qui bouleverserait totalement les conditions de vie sur Terre. Si nous laissons le réchauffement augmenter, nous risquons cet avenir-là.

Nous vivons déjà le changement climatique. Nous verrons ses conséquences au cours des prochaines décennies. Mais pouvons limiter les dégâts et laisser un monde vivable à nos enfants. Il vaut mieux arrêter le réchauffement avant que le permafrost ne dégèle, et que les glaciers ne se détachent.

Certains glaciers sont déjà fissurés au point que leur détachement de leur base est inéluctable. Tôt ou tard, ils partiront à la dérive et fonderont, élevant le niveau de la mer. Le permafrost sous-marin est proche de 0 degrés, émet des bulles de méthane et s’approche d’un point de non-retour. L’effet de serre diminuerait, ainsi la température terrestre reviendrait à la normale, et le permafrost resterait gelé. Si nous le savons, nous pouvons tous réduire l’effet de serre.

Moi, je pédale, j’ai acheté des croquettes végétaliennes à mon chat, je recycle mes ordures. Je voyage moins, j’essaie de manger bio et local. Je cultive mon potager et je participe à la construction de maisons écologiques. J’achète moins d’objets, des objets écologiques, locaux, ou au vide-grenier.