La pêche au toc PDF

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De l ouverture de la pêche dans les eaux de première catégorie en mars, à sa fermeture en septembre, la pêche au toc et ses diverses variantes demeure la technique la plus pratiquée par l ensemble des pêcheurs de truite. C est un des modes de pêche qui, au plus près de l eau et des poissons, permet au pêcheur de se fondre au mieux dans la nature et de prendre des poissons véritablement sauvages dans des eaux encore préservées. Pêcher au toc consiste à proposer aux poissons un appât, comme s il était libre de toute attache, comme s il roulait librement sur le fond pour aller tenter et chercher les truites dans leurs repaires les plus secrets. Tout l art du pêcheur sera alors de conduire son appât, parfois sous une grande profondeur d eau, avec le plus de doigté et de légèreté possible jusqu à ce qu il ressente la touche du poisson qui se traduit par des petits « tocs » dans la main qui tient la canne d où le nom de cette pêche.

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Technique de pêche de loisir d’origine pyrénéenne, la pêche au toc ou pêche de dérive aux appâts naturels vise la plupart des truite farios des rivières de haute et moyenne montagne en utilisant des appâts naturels récoltés au préalable sur le lieu de pêche. Les appâts utilisés varient en fonction de la saison, de l’altitude et de l’état de l’eau. On considère généralement qu’une rivière adaptée pour la pêche au toc peut aller du petit ruisseau de montagne de quelques dizaines de centimètres de large et de profondeur, jusqu’à la rivière moyenne de plaine d’une quinzaine de mètres de large pour une profondeur n’excédant pas trois ou quatre mètres.

Hors de ces limites, les salmonidés risquent d’être beaucoup plus rares et il ne sera plus question d’utiliser cette technique. Le pêcheur au toc recherche en général les salmonidés tels que les truites fario et plus rarement l’ombre. La taille des prises dépend beaucoup de l’appât utilisé et, de ce fait, de la taille de l’hameçon employé. Les appâts sont la plupart du temps récoltés sur le lieu de pêche, afin de se rapprocher au mieux de l’alimentation habituelle des poissons autochtones. La canne à pêche doit être choisie principalement en fonction de la taille du cours d’eau et de l’encombrement de ses berges.

Ainsi, pour la prospection d’un cours d’eau de dix mètres de large aux abords bien dégagés, on se dirigera de préférence vers un modèle de quatre mètres de long avec des anneaux extérieurs. Le moulinet, réduit à sa plus simple expression, ne sert que de réserve de fil. Malgré tout, les modèles spécifiques permettent quelquefois d’éviter quelques désagréables « perruques » autour de la manivelle ou de la bobine. Pour les salmonidés de nos rivières, son diamètre varie entre 12 et 18 centièmes, le choix reposant essentiellement sur la taille potentielle des prises, la période de l’année et le niveau d’éducation du poisson. En revanche, le bas de ligne est choisi dans un nylon translucide afin de ne pas éveiller la méfiance de l’animal.