La Guerre psychologique PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Si la doctrine la Guerre psychologique PDF la contre-insurrection privilégie aujourd’hui des actions civiles, elle a longtemps été associée à un usage immodéré de la force et notamment de la torture. Un des paradoxes de la guerre contre-insurrectionnelle est que plus on protège ses forces, moins on est en sécurité :  Le succès ultime est remporté en protégeant la population, pas ses propres forces. Si les forces militaires restent bloquées dans leurs bases, elles perdent le contact avec la population, donnent l’impression d’avoir peur et cèdent l’initiative aux insurgés.


Cet ouvrage poursuit quatre objectifs : présenter la guerre psychologique et son enracinement historique ; présenter l’expérience française de la guerre psychologique entre 1945 et 1963 ; restituer cette pratique par rapport à celles des deux grandes puissances de la Guerre froide ; montrer l’importance croissante que revêt la guerre psychologique dans les sociétés modernes hypermédiatiques. « Copyright Electre »

Des patrouilles doivent être menées, le risque partagé et le contact maintenu. Par la suite, les militaires américains, aussi bien des États-Unis que d’Amérique latine, ont préféré parler de contre-insurrection ou de guerre contre-insurrectionnelle. Très vite, cette théorie est enseignée aux officiers des forces militaires sud-américaines à l’École de guerre à Paris. 1964 par le maréchal Castelo Branco, qui a pris le pouvoir la même année par un coup d’État renversant Joao Goulart. La France est alors en proie à la terreur de l’OAS. L’application de cette doctrine provoqua plusieurs milliers de morts parmi les populations d’Amérique latine et centrale, ainsi qu’en Algérie et dans d’autres pays. Il n’est pas un conflit où la population civile ne se retrouve au cœur des préoccupations militaires des parties en présence.

Les forces militaires sont entrées dans l’ère de la guerre au sein des populations. Et puisque l’enjeu est la société humaine, sa gouvernance, son contrat social, ses institutions, et non plus telle ou telle province, tel fleuve ou telle frontière, il n’est plus de ligne ou de terrain à conquérir ou à protéger. Le front est multiforme et généralisé à l’ensemble du théâtre des opérations. Pour être efficace, l’emploi des forces ne peut être dissocié de ce qu’en attendent des populations plongées dans le désordre, le chaos ou l’arbitraire. La théorie militaire de la contre-insurrection regroupe un ensemble de tactiques appliquées principalement par des forces terrestres, fortes en infanterie, appuyées parfois par des forces spéciales ainsi que la surveillance et frappes aériennes, et destinées à vaincre la guérilla en prenant en compte l’importance du soutien populaire aux insurgés. Gagner les cœurs signifie persuader la population que leur meilleur intérêt est servi par les succès des contre-insurgés. Le renseignement tient une place déterminante pour démanteler les cellules actives ou dormantes soutenant les insurgés au sein de la population civile aux belligérants, en pratiquant d’intenses opérations de répression, d’interrogatoires et de torture.

Coordonner ces actions sur une large étendue géographique et sur une longue durée, afin que la guérilla n’ait plus aucun accès aux centres de population qui la soutiennent. C’est cette dite OPA du FLN qui a été ciblée par l’armée française lors de la guerre d’Algérie, en particulier lors de la bataille d’Alger. Seconde guerre mondiale, l’Affiche rouge, etc. Autrement dit, des Européens aussi sont torturés par l’armée française. Le concept de  pression dissuasive  correspond à la nécessité de gérer au mieux la  pacification  en  tache d’huile . Celle-ci repose en effet sur la constitution de zones sécurisées et génère donc une mosaïque de territoires différenciés selon leur niveau de sécurité pour les insurgés. Il est donc nécessaire de harceler les zones de refuge et de préparation des insurgés pour l’empêcher de profiter de la faiblesse temporaire de la contre-insurrection dans les aires géographiques où sa présence est moindre.

Sur le plan opératif, ce procédé tactique permet donc d’atteindre l’objectif de confinement de l’organisation insurgée. Sur le plan stratégique, la  pression dissuasive  doit donc conduire à la désagrégation de l’insurgé. En effet, il est non seulement privé de l’initiative, mais également de structure coordonnée. Les opérations de la catégorie de l’opération Restore Peace III visant à obtenir la réconciliation entre les insurgés et le gouvernement durant la guerre d’Irak. Lieutenant-colonel Carlos de Meira Mattos, dans un journal interne à l’état-major de l’Armée, décembre 1961. Raphaëlle Branche et Sylvie Thénault,  Justice et torture à Alger en 1957 : apports et limites d’un document  in Enseigner la guerre d’Algérie et le Maghreb contemporain – actes de la DESCO Université d’été octobre 2001, pp.

Roger Trinquier, La Guerre moderne, éditions La Table ronde, Paris, 1961. Escadrons de la mort, l’école française, film documentaire de Marie-Monique Robin, produit par Idéale Audience, 2004. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 3 août 2018 à 12:35. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. La guerre psychologique est l’utilisation de techniques psychologiques pour amener l’adversaire à penser qu’il est en position de faiblesse ou qu’il a intérêt à se rendre.

C’est la guerre par les idées plutôt que par les armes matérielles. Au plus simple, la guerre psychologique peut être assimilé à une partie de poker où chaque joueur cherche à se présenter aux autres comme celui ayant la meilleure main en bluffant. Dans l’éco-politique de la théorie des contextes chez Anthony Wilden, la guerre psychologique est un enveloppement stratégique d’attaque au niveau supérieur de la commande politique. Toute guerre est en partie psychologique, car faite par des êtres humains utilisant des atouts physiques et de démonstration et communication. Selon les cas, la guerre est menée dans les règles de jeu d’un état de droit, ou hors de ces règles : la force du droit prime sur le droit de la force, ou au contraire les règles disparaissent dans une  mêlée générale  ou la  barbarie . De nombreux témoignages issus de l’histoire de l’Antiquité, du Moyen Âge et d’autres époques, ou d’anthropologues, montrent que les guerres et certains combats rituels étaient cadrés par des règles, parfois débordées.