La finance islamique PDF

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Premier manuel de référence en langue française écrit par une universitaire enseignant dans divers pays du monde musulman, cet ouvrage présente quatre particularités. Il fait apparaître la finance islamique dans son contexte historique, celui de la culture spirituelle, sociale, économique et juridique de l’Islam. C’est à ce titre, en tant que système idéologique, mettant en cause les principes de l’ultra-libéralisme, qu’elle peut séduire les non musulmans et apporter des éléments de réflexion pour une  » révision éthique  » du système économique et financier en crise. Par comparaison avec le système conventionnel, il consacre des développements à la gestion et au mode de fonctionnement des banques islamiques, à leurs organes de décision, de gestion et de contrôle, ainsi qu’à leurs systèmes d’information et de gestion des risques. Lors de la présentation des produits financiers islamiques, il complète les aspects techniques et juridiques par la traduction comptable des opérations relatives à chaque produit afin de mieux comprendre les caractéristiques spécifiques de chacun d’eux. Il dresse un bilan des performances des banques islamiques après quelques décennies d’existence et pose la question de savoir si elles sont restées fidèles à leur mission initiale – mission économique mais aussi sociale et sociétale – et quelle est leur place au sein du système financier global.

La finance islamique se représente comme une branche de l’économie islamique, visant à établir un ordre économique conforme à l’islam. Le fondateur et principal théoricien de l’économie islamique est le théologien fondamentaliste pakistanais, Sayyid Abul Ala Maududi. Pour cela, il défend qu’il est nécessaire de se conformer à la Loi révélée de l’islam, la Chari’a. L’économie islamique est restée encore en grande partie à un stade théorique. L’une des réalisations majeures de l’économie islamique est le développement de la finance islamique. La finance islamique est l’un des champs d’applications majeurs de l’économie islamique. La première institution s’approchant d’une banque islamique a été une caisse locale malaisienne pour financer l’organisation du Hajj : la Perbadanan Wang Simpanan Bakal-Bakal Haji, fondée en 1956.

Fondée par Ahmad El Najjar, elle intégrait clairement le référentiel religieux. La même année, la Bank Islam Malaysia Berhad est créée. En 1994, la Faysal Bank est mise en place. En 1992, l’Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions est créée à Alger, puis déplacée à Bahreïn. Cette institution joua un rôle fondamental dans le développement de la finance islamique en mettant en place des normes légales et comptables communes au secteur. La prohibition de l’intérêt se situe dans le Coran :   Cela, parce qu’ils disent : « Le commerce est tout à fait comme l’usure » Alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et interdit l’usure.

Le Coran prohibe tout particulièrement le ribaa. Cette forme d’intérêt date de l’époque pré-islamique et a un fonctionnement tout particulier : en cas de défaut de paiement de l’emprunteur, celui-ci doit rembourser au prêteur une somme plus élevée que son emprunt initial, en guise de sanction du non-paiement. Cet intérêt est donc largement favorable au prêteur et peut mettre l’emprunteur dans des difficultés considérables. Ce hadith a une portée générale parce qu’il vise six produits dits  ribawi  : or, argent, blé, froment, dattes, sel. Entrent dans cette catégorie les contrats de prêt.

Ces derniers se fondent sur des concepts nommés moudaraba, mousharaka, mourabaha, ijara. La moudaraba permet à un promoteur de mener un projet grâce à des fonds avancés par des apporteurs de capitaux dont la clé de répartition des gains et des pertes est fixée dans le contrat. Les apporteurs de capitaux supportent les pertes en capital, les promoteurs supportent les pertes en fruits de leur travail. Le bénéfice réalisé est partagé entre les deux partenaires sur une base convenue d’avance, mais les pertes en capital sont assumées par le seul bailleur de fonds .