La complexité humaine PDF

La complexité d’un système est une mesure intuitive de son organisation, de sa structure, ou de sa dynamique, la façon dont il « se comporte », « vit » et se transforme dans le la complexité humaine PDF. Selon le domaine, la notion de complexité peut être très variable. Plus généralement, la complexité est une notion centrale, bien que très difficile à définir, de la systémique qui étudie les systèmes, leur dynamique et leurs propriétés en général.


Complexus : ce qui est tissé ensemble. L’unité de la recherche d’Edgar Morin est dans le souci d’une connaissance ni mutilée ni cloisonnée, qui puisse respecter l’individuel et le singulier tout en l’insérant dans son contexte et son ensemble. Dans ce sens : il a effectué des recherches en sociologie contemporaine (L’Esprit du Temps, La Métamorphose de Plozevet, La Rumeur d’Orléans) ; il s’est efforcé de concevoir la complexité anthropo-sociale en y incluant la dimension biologique et la dimension imaginaire (L’Homme et la mort, Le Cinéma ou l’homme imaginaire, Le Paradigme perdu). ; il énonce un diagnostic et une éthique pour les problèmes fondamentaux de notre temps (Pour sortir du XXe siècle, Penser l’Europe, Terre-Patrie) ; enfin, il se consacre depuis trente ans à l’élaboration d’une Méthode (La Méthode, 1. La Nature, 2. La Vie de la vie, 3. La Connaissance de la connaissance, 4. Les Idées) qui permettrait une réforme de la pensée.

Une notion de complexité est définie en Théorie algorithmique de l’information. Article détaillé : Théorie de la complexité des algorithmes. La théorie de la complexité des algorithmes étudie formellement la difficulté intrinsèque des problèmes algorithmiques. Ainsi, un texte compressible a une faible complexité et contient peu d’informations. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Deux critères permettent de caractériser plus finement cette notion : le nombre et l’indépendance des parties. La Marche du Progrès, scénario d’inspiration lamarckienne, illustre le redressement graduel du corps correspondant à une complexification de la tâche locomotrice et une bipédie de plus en plus humaine.

La plus lourde tare imposée par la culture occidentale à l’évolutionnisme est la doctrine du progrès. Eugene Koonin consacre un chapitre entier à l’origine de la complexité biologique. Dans la vision standard de l’évolution, une telle complexité serait apparue uniquement par le jeu de processus stochastiques, mais Koonin considère que cette affirmation, si elle est « raisonnable », n’en demeure pas moins « trop générale » pour être satisfaisante. Un système complexe est composé d’un grand nombre de parties. Avec ce seul critère, tous les systèmes matériels seraient complexes sauf les particules, les atomes, les petits ions et les petites molécules. Tant qu’on considère un solide comme un corps parfaitement rigide, ses parties ne sont pas indépendantes les unes des autres. Le mouvement de chacune des parties est complètement déterminé par ces nombres.

En revanche, si on étudie les vibrations du solide, les mouvements peuvent être beaucoup plus compliqués, parce que chaque partie peut avoir un mouvement différent des autres. Il y a une part de subjectivité et d’ambiguïté dans l’appréciation de l’indépendance des parties : un système mal connu peut sembler tout aussi bien complexe, car inexplicable, que très simple, en se contentant d’explications superficielles. Les systèmes simples sont des objets d’études privilégiés. Ce sont des systèmes que l’on peut caractériser lors d’une expérience et les résultats sont reproductibles. On peut dire qu’en première approximation  les systèmes complexes sont tous les systèmes : la complexité est la règle, la simplicité l’exception. Les systèmes complexes réservent beaucoup de surprises : émergence de propriétés collectives, auto-organisation, nombres de Feigenbaum dans les systèmes chaotiques. Appréhender la complexité concerne plusieurs domaines de connaissances, et rendre compte de la complexité du monde semble un objectif valide pour les chercheurs.

Edgar Morin, sociologue et philosophe, propose dans  Introduction à la complexité  une approche de la complexité. On peut noter la capacité qu’a la complexité de remettre tout en question. Elle est l’entremêlement de plusieurs paramètres qui s’influencent les uns les autres. La théorie générale des systèmes est parfois appelée systémique.