LA COMEDIE HUMAINE Tome II : PHYSIOLOGIE DU MARIAGE / PETITES MISERES DE LA VIE CONJUGALE. PDF

Illustration LA COMEDIE HUMAINE Tome II : PHYSIOLOGIE DU MARIAGE / PETITES MISERES DE LA VIE CONJUGALE. PDF La Femme de trente ans par Adrien Moreau. La Femme de trente ans est un roman d’Honoré de Balzac écrit entre 1829 et 1842.


La chronologie de sa publication est difficile à retracer dans la mesure où Balzac n’a cessé de retoucher ce texte, le découpant en fragments publiés de manière éparse, y rajoutant des chapitres, avant de réunir l’ensemble sous son titre définitif en 1842 dans l’édition Furne. Cette même année, La Caricature publie sous pseudonyme La Dernière Revue de Napoléon, qui formera le début de cette première partie. Scènes de la vie privée parues aux éditions Mame et Delaunay-Vallée sans qu’un titre global les réunisse. C’est en 1834 que Madame Charles-Béchet publiera l’ensemble remanié, avec les noms des protagonistes modifiés, et deux ajouts importants que sont les chapitres La Vallée du torrent et Souffrances inconnues, sous le titre Même histoire. La Femme de trente ans ne prend son titre définitif, avec les parties reliées entre elles, que dans l’édition Furne de 1842. La Vieillesse d’une mère coupable : mort de Julie.

La Femme de trente ans qui est un des plus mal bâtis, un des plus mal venus, un des mal écrits, comme on dit, de ses romans, Balzac a réussi une performance nommer une réalité . Julie de Chastillon est éprise d’un bel officier, Victor d’Aiglemont. Quelques mois plus tard, les jeunes gens sont mariés : l’incompatibilité de leurs caractères ajoutée à l’aversion physique qu’elle éprouve maintenant pour son mari tourmente cruellement Julie. Quand Julie de Chastillon épouse, en 1813, le fringant colonel Victor d’Aiglemont, elle ne se doute pas que ce serait, à peine un an plus tard, pour se plaindre des souffrances du mariage. Balzac parle donc du mariage, de la sexualité féminine et des sentiments féminins à leur égard. Ainsi, quand la tante de Victor, la comtesse de Listomère-Landon, sonde les sentiments de la jeune Mme d’Aiglemont :  Elle trembla d’avoir à reconnaître en Julie un cœur désenchanté, une jeune femme à qui l’expérience d’un jour, d’une nuit peut-être, avait suffi pour apprécier la nullité de Victor. Pour l’auteur, ces misères de la femme mariée ne sont pas tant le fait de sa condition sociale, que de la  nullité  d’un mari, aimé malgré tout, mais également haï : le mari, militaire médiocre, ignore tout de la sensibilité et des problèmes féminins.

En parallèle, Balzac montre, dans la première partie, comment ces déboires conjugaux se répercutent dans la vie publique. Ironiquement, à la souffrance privée correspond, tel que cela est décrit dans cette partie, une certaine réputation publique qui profite au mari,  homme nul , et confère à l’héroïne une certaine forme de respectabilité. Mais c’est Julie qui va subir les inconvénients du mariage. Adorée par un jeune lord, lord Arthur Grenville, qu’elle trouve séduisant, elle ne lui cède pas et provoque involontairement sa mort. Rongée de remords, elle finit par se résigner jusqu’à ce que Charles de Vandenesse réussisse à la tirer de son abattement. Balzac a imprégné toute La Comédie humaine de la légende napoléonienne. Quand les manœuvres furent terminées, l’officier d’ordonnance accourut à bride abattue, et s’arrêta devant l’empereur pour en attendre les ordres.

Ce dimanche était le treizième de l’année 1813. Le roman est dédié au peintre Louis Boulanger. Folio classique , éditions Gallimard, p. Transformé ensuite en La Vieillesse d’une mère coupable.