La Ballade des perdus PDF

La Ballade des pendus est le poème de François Villon le plus connu. Il est communément admis, même si ce fait n’est pas clairement établi, que Villon le composa lors de son incarcération en l’attente de son exécution à la suite de l’affaire Ferrebouc où un notaire pontifical fut blessé au cours d’une rixe. Dans le manuscrit Coislin, cette ballade n’a pas de titre et, dans l’anthologie Le Jardin de Plaisance et Fleur de rethoricque imprimé en 1501 par Antoine Vérard, elle est juste appelée Autre ballade. Les historiens et commentateurs de Villon se sont pour la plupart aujourd’hui résolus à désigner cette ballade par ses premiers mots : Freres humains, comme il est de coutume lorsque l’la Ballade des perdus PDF n’a pas laissé de titre.


Il est souvent dit que Villon composa Frères humains à l’ombre de la potence qui lui fut promise par le prévôt de Paris à la suite de l’affaire Ferrebouc. Gert Pinkernell, par exemple souligne le caractère désespéré et macabre du texte et en conclut que Villon l’a sûrement composé en prison. Les ballades en jargon, par exemple, recèlent de nombreuses allusions au gibet, et il serait hasardeux de les dater de cet emprisonnement. Dieu en aura plus tost de vous merciz. La rédemption est au cœur de la ballade.

Villon reconnaît qu’il s’est trop occupé de son être de chair au détriment de sa spiritualité. Les pendus exhortent d’abord les passants à prier pour eux, puis dans l’appel, la prière se généralise à tous les humains. Les trois premières strophes comportent 10 vers et sont suivies d’un envoi de 5 vers. Les rimes reviennent aux mêmes endroits dans chacune des strophes. Et nous les os, devenons cendre et pouldre. Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

Et arraché la barbe et les sourciz. Plus becquetez d’oiseaulx que dez à couldre. A luy n’avons que faire ne que souldre. Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre.