L’entreprise face à la crise mondiale (Managing in Turbulent Times) PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Il est à l’origine de l’entreprise face à la crise mondiale (Managing in Turbulent Times) PDF concepts utilisés dans le monde de l’entreprise, comme l’esprit d’entreprise et l’innovation systématique. Son père est un haut fonctionnaire du ministère de l’Économie austro-hongrois et sa mère est médecin. Il n’a que 20 ans à peine lorsqu’il décroche un entretien avec Hitler avant son arrivée au pouvoir.


Il émigre en Angleterre dès avril 1933 peu après l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Il y est journaliste, puis économiste pour une banque à Londres où il assiste aux célèbres séminaires de Keynes à Cambridge. En 1943, il est naturalisé citoyen américain. Il écrit deux ouvrages qui sont de brillantes critiques sociales et politiques et le font connaître. Sloan, qui le fait venir à ses côtés comme conseiller pour la politique et l’organisation de son groupe automobile. Il va y passer presque deux ans, assistant aux conseils d’administration, visitant les usines, décortiquant les process et interviewant les cadres supérieurs comme les ouvriers. Il vient de créer le métier de consultant d’entreprise qu’il va poursuivre dans d’autres sociétés américaines — grands groupes ou start-up — pendant plus de 60 ans.

Il travaille également pour conseiller des associations, des organisations caritatives ou des administrations. Il sera ainsi appelé par le président Eisenhower après la guerre de Corée pour étudier le système éducatif coréen. Il conseillera également des associations médicales américaines. Il enseigne le management à la New York University de 1950 à 1971. Il écrit pour différents journaux et revues économiques américains. Jusqu’à 90 ans passés, il continue d’exercer son activité de consultant pour entreprises mais privilégie des organisations à but non lucratif notamment au sein de sa fondation, la fondation Peter F.

Drucker pour un management non lucratif, qu’il présida de 1990 à 2002. Il reçoit en juillet 2002, la médaille présidentielle de la Liberté du président américain George W. Bush pour l’ensemble de son œuvre. Peter Drucker meurt le 11 novembre 2005 dans sa résidence de Claremont à près de 96 ans.

Il est un des rares théoriciens du management à avoir eu à la fois l’écoute des milieux d’affaires et un succès public mondial avec plus de 6 millions de livres vendus, ce qui lui a valu le surnom de  pape du management . De son propre aveu, très influencé par Xénophon et sa Cyropédie. Le but du marketing est de connaitre et de comprendre le client de façon telle que le produit ou service s’adapte et se vende par lui-même. L’objectif est de rendre la vente inutile.

Il n’y a qu’une définition valide de l’objectif en affaires : créer le client. Reprend le concept d’entrepreneur de Jean-Baptiste Say et de Joseph Schumpeter. Peter Drucker s’est intéressé à l’innovation trente ans durant, de La Pratique de la Direction des Entreprises aux Entrepreneurs en passant par Que sera demain ? Pour lui, l’entreprise a deux fonctions essentielles, et deux seulement : le marketing et l’innovation. Pour lui, l’innovation systématique requiert la volonté de considérer le changement comme une opportunité. La fermeture Eclair, le stylo à bille, la brosse à dents électrique, la languette des canettes, etc. Un chapitre très important dans Que sera demain ?

Son premier ouvrage est une étude sur Friedrich Julius Stahl, parlementaire juif allemand et philosophe du droit, étude qui sera censurée et brûlée par les nazis à leur arrivée au pouvoir. 1949, Il y décrit comment le mode de direction de cette société ainsi que celle d’IBM et de General Electric sont à l’origine de leur succès. Un profond scepticisme sur la macroéconomie. Drucker estimait que les économistes des différentes écoles avaient échoué à expliquer les principaux aspects de l’économie moderne.

L’importance du rôle des managers dans la réussite de l’entreprise avec cinq points principaux : fixer des objectifs, organiser le travail, motiver et communiquer, mesurer la performance, former les salariés. Une reconnaissance de la contribution durable du père du management scientifique, Frederick Winslow Taylor. Taylor de l’idée maîtresse et toujours valable selon lui que tout travail peut être décomposé, analysé et amélioré. Un désir de rendre tout le plus simple possible.

Selon Drucker, les entreprises doivent se concentrer sur ce qu’elles savent faire et ne pas trop diversifier leurs activités. Lutter contre ce qu’il appelait « la maladie de gouvernement ». Drucker estimait que les gouvernements, comme toute organisation bureaucratique et monopolistique, étaient incapables de fournir les nouveaux services dont les gens avaient besoin ou qu’ils souhaitaient. Les sociétés comme les gouvernements ont une tendance à s’accrocher aux  succès d’hier  plutôt que de s’apercevoir qu’ils ne sont plus utiles aujourd’hui. Très tôt dans sa carrière, Drucker prédit la fin de  l’homme économique  et préconisait la création d’une  communauté de production  où les besoins sociaux des individus pourraient être satisfaits. Il a plus tard admis que cette communauté de production ne s’est jamais matérialisée, et dans les années 1980, suggéra que le volontariat dans le secteur non marchand pourrait être une des clés de cette communauté. Il était reconnu pour la clarté de sa pensée, sa largeur de vues et sa capacité à restituer en langage simple des problèmes complexes d’entreprise.