L’engagement résistant dans l’Ain PDF

Chaque régiment ou bataillon a son nom attaché à un ou des lieux précis de batailles de la Grande Guerre. Mais certains combats acharnés ont l’engagement résistant dans l’Ain PDF de nombreuses unités. C’est le cas de Bouchavesnes, village du Nord de la Somme, à quelques kilomètres de Péronne. 2 692 morts à Bouchavesnes en 1916 dont 1 607 du 9 au 30 septembre.


Dans l’imaginaire collectif, la Résistance est souvent identifiée au Maquis, par suite de l’importance qu’il a pris en France et particulièrement dans l’Ain. Si incontestablement le maquis regroupe le plus grand nombre de résistants, résumer la Résistance aux actions armées des maquis est quelque peu réducteur. Cet ouvrage propose une relecture de la Résistance dans l’Ain à travers le parcours d’hommes et de femmes.
Composé d’un catalogue de l’exposition incluant des contributions scientifiques sur la question, alliant analyse historique et témoignages, l’ouvrage revient sur les motivations, le moment d’entrée en Résistance, les multiples actions civiles ou armées, l’évolution des engagements entre 1940 et 1944, leurs conséquences et parfois prolongements après guerre.

Nombreux sont les  poilus  originaires du Doubs à trouver la mort à Bouchavesnes, durant ces trois semaines de septembre 1916. Il faut savoir que la numérisation des fiches du site de MDH est terminée pour les soldats natifs du Doubs, mais peu avancée pour ceux du Jura, de Haute-Saône et en bonne voie pour le Territoire de Belfort. Le bilan est donc plus lourd que ne le permet actuellement l’analyse des résultats d’indexation. 10 000e, extraite de Mémoire Des Hommes, donne la situation  des positions allemandes, en bleu, et des positions françaises, en rouge, au 9 septembre 1916, près de Bouchavesnes. Bois Marrières marque la limite communale avec Bouchavesnes.

Les journaux de marche des régiments concernés précisent tous l’action qui se déroule près de Bouchavesnes. Ce sont encore les journaux de marche et des opérations de ces régiments, comme celui du 172e RI qui donnent les terribles pertes subies pour le mois de septembre 1916 : 209 tués, 649 blessés et 54 disparus. Tous les combats et bombardements subis par ces Régiments d’Infanterie ont alors lieu dans le secteur de Bouchavesnes, au Bois Madame, au Bois Labé et au Bois Marrières. Carte ci-dessous extraite du JM du 172e RI.

Le Bisontin  BIGART Roger tombe aussi à Bouchavesnes le 12  septembre. PELLETERAT DE BORDE SOMMERE Maurice, de Besançon,  sous-lieutenant au 15e BC, est tué le 14 septembre au Sud de Bouchavesnes. Verdun a retenu l’attention de tous dès la bataille engagée fin février 1916, et ce fut encore le cas en cette année du centenaire, mais en 1916, la mortalité dans les troupes françaises fut proportionnellement bien supérieure lors de l’offensive de la Somme et dans un laps de temps beaucoup plus court. On peut aussi rappeler que les mois d’août et de septembre 1914 totalisèrent le plus de victimes françaises. En octobre, la prise de Sailly-Saillisel meurtrit encore la population franc-comtoise en raison de l’engagement des 152e RI d’Epinal et 15e BC de Remiremont qui recrutaient aussi dans la région. Quelques photos des environs de Bouchavesnes sur le site Laurent Pensa, musicien brancardier au 31er RI.

L’Éclair Comtois du 9 novembre 1916 relate la prise de Bouchavesnes, en page 2, dans un récit de gloire militaire, faisant la part belle au 44e RI et ses soldats francs-comtois. Ce contenu a été publié dans 1916 par aetdebesancon, et marqué avec bataille, Doubs. 60eme RI aprés avoir fait les 144e RI et 57 eme RI laminés depuis 1914! Glorieux parcours que celui de votre grand-père qui a tant souffert à Bouchavesnes, aux côtés de Comtois du 60e RI. Merci pour lui et tous les autres, entraînés avec plus ou moins d’assentiment dans ce terrible conflit. Poursuivez votre travail au SF, c’est un bel hommage que vous pouvez rendre à ces hommes.

Leurs sépultures, ainsi entretenues, témoignent pour eux, elles aussi. Rien de plus émouvant que de flâner dans un carré militaire de cimetière ou dans une de ces nécropoles nationales aux alignements parfaits. Son Frère Joseph Neagelen est mort pour la France à Craonne le 17 Avril 1917. Savez-vous que Chritophe Grudler et Bernard Cuquemelle ont édité un ouvrage paru aux Editions du Lion, le  Livre d’Or des enfants de Belfort morts en 1914-18? René Naegelen, sergent au 172e R. Je vous envoie une sélection faite en quelques minutes.

Mémoire des hommes, ni sépulture des hommes. Y a-t-il des cimetières militaires dans la proche région, existe-t-il un recensement des sépultures? Avez-vous recherché avec les premières lettres de son nom? Il n’est pas rare que l’orthographe n’ait pas été respecté sur MDH. Par exemple, si je prends votre nom, je constate qu’il y a 2 L, essayez votre recherche avec un seul si le nom de votre cousin est le même.