L’étrange mémoire de Rosa Masur PDF

En tant que figure majeure de l’histoire universelle, Bolívar est aujourd’hui une icône politique et militaire dans de nombreux pays d’Amérique latine et dans le monde, qui ont donné son nom à un très grand nombre de places, de rues ou de parcs. Caracas, il réalise en 1590 une mission à Madrid auprès de Philippe II pour solliciter des privilèges commerciaux en faveur de la colonie. La génération suivante est représentée par un prêtre, chargé du tribunal de l’Inquisition et qui se distingue en participant à l’expédition contre Lope de Aguirre,  » conquistador » particulièrement cruel l’étrange mémoire de Rosa Masur PDF s’est rebellé contre l’autorité du roi. Maison natale du Libertador à Caracas.


Pour son sept cent cinquantième anniversaire, la petite ville de Gigricht en Allemagne décide de favoriser l’intégration des étrangers : 5 000 marks sont offerts à ceux d’entre eux qui auraient quelque chose d’intéressant à raconter. Rosa Masur, quatre-vingt-douze ans, vieille Juive russe à qui on ne la fait pas et dotée d’un sens de l’humour à toute épreuve, se porte candidate. Elle a une anecdote. L’anecdote du siècle. Ce siècle, justement, elle l’a vécu de bout en bout, avec tous ses coups bas, ses tressaillements, ses révolutions, ses guerres mondiales, ses drames, ses tragédies. Petite Juive dans un village biélorusse où les pogroms ne sont jamais loin, jeune fille émancipée dans la Leningrad des années 1920, ouvrière dans une usine textile par moins 20 degrés (à moins 25 le travail en extérieur est interdit), puis employée comme traductrice de l’allemand, directrice de « colonie de vacances » sous les bombes allemandes de l’été 1941… Pendant l’interminable siège de la ville, mère de deux enfants, elle en est réduite à faire du bouillon avec la colle du papier peint, alors que ses voisins dévorent leur canari, ou pire ; après la guerre elle doit batailler avec les pires bureaucrates pour que son fils puisse étudier, l’antisémitisme étant entre-temps revenu à la mode. Sorcières, apparatchiks, soldats, cannibales, passeurs, commères, tous les personnages du XXe siècle défilent dans une épopée terriblement vivante, menée tambour battant par une femme extraordinaire, drôle, intelligente, et qui n’a pas froid aux yeux. Même face à Staline. Vladimir Vertlib écrit là un grand roman russe, énergique, fascinant, qui vous entraîne à sa suite aussi sûrement que le cours de l’Histoire.

Simón José Antonio de la Santísima Trinidad Bolívar y Ponte Palacios y Blanco, avec lequel il fut baptisé le 30 juillet suivant à la cathédrale de Caracas par son cousin, le docteur Juan Félix Jerez Aristeguieta. C’est ce dernier qui aurait, d’après Juan Vicente Bolívar, proposé le prénom de Simón. En janvier 1786, alors que Simón Bolívar était âgé de deux ans, son père mourut de la tuberculose, laissant Concepción diriger la famille, et veillant efficacement à ses intérêts. Mais elle-même fut touchée par la tuberculose et sa santé déclina rapidement. Concepción mourut le 6 juillet 1792, à la veille des neuf ans de Simón, mais avait pris la précaution d’écrire un testament détaillant qui devrait avoir la charge de ses enfants. Simón Bolívar était alors scolarisé à l’école publique de Caracas.

Malgré tout, les références qu’a laissées Bolívar dans ses correspondances laissent supposer que son enfance fut heureuse et qu’il fut entouré de beaucoup d’affection, ayant d’agréables souvenirs, avec des parents connus et influents dans une ambiance très aristocratique et d’une façon plus générale, dans une ambiance qui lui a offert un certain équilibre émotionnel. Il y a quelques anecdotes popularisées au Venezuela qui présentent Bolívar enfant comme quelqu’un de turbulent, anecdotes relayées par des écrivains romantiques qui cherchaient à lui attribuer dès l’enfance un caractère insoumis, avec l’idée qu’un homme exceptionnel ne puisse pas provenir d’un enfant sage. Portrait de Simón Bolívar à 17 ans. La jeune scolarité de Bolívar ne fut pas très brillante, dans une école publique de la municipalité de Caracas manquant de moyens et présentant des carences administratives. Simón Rodríguez y fut l’instituteur de Bolívar et Don Carlos pensait lui confier la garde de Bolívar, ne pouvant pas s’occuper personnellement de lui. Là, les conditions de vie pour Bolívar furent très en deçà de ce qu’il connaissait, devant partager l’espace avec vingt autres personnes dans une maison n’étant pas conçue pour cela. Bolívar prit à nouveau la fuite à plusieurs reprises, revenant chaque fois par ordre des tribunaux.