L’énigme San Giovanni PDF

Troisième fils de Gonzalès de Yépès et de L’énigme San Giovanni PDF Alvarez, Jean naquit en 1542, à Fontibéros, dans la Vieille-Castille, et mourut à Ubeda, en Andalousie le 14 décembre 1591. Clément X le béatifia en 1675, et Benoît XIII le canonisa en 1726. Ce fut la première réalisation indépendante de Francesco Borromini. Italiens l’appellent le plus souvent San Carlino.


Mêlant avec brio suspense, érudition, aventures et humour, Iain Pears nous entraîne dans les ruelles de Rome, sur les traces d’une icône très convoitée…

Lorsque l’inspectrice Flavia di Stephano reçoit un coup de téléphone anonyme la prévenant de l’imminence d’un vol dans le monastère San Giovanni, elle prend l’affaire d’autant plus au sérieux que l’endroit abrite un Caravage.
Pourtant, à la surprise générale, c’est une petite icône qui disparaît. Une ancienne voleuse, un restaurateur au talent contesté, un magnat grec féru d’antiquités… les suspects ne manquent pas. Mais pourquoi avoir choisi une œuvre apparemment sans valeur ?
Lancée dans une enquête aux multiples rebondissements, Flavia aura bien besoin de l’aide de son fiancé Jonathan Argyll, historien d’art renommé, pour percer l’étonnant secret de l’icône.

 » Un immense talent de conteur, une érudition historique et philosophique époustouflante, ainsi qu’une parfaite maîtrise des procédés du polar.  »
Évelyne Lever, Madame Figaro

 » Iain Pears excelle dans les romans policiers où l’art est prétexte à de savantes intrigues. À déguster entre deux visites de musées.  »
La Dépêche du Midi

Le projet put voir le jour grâce au financement et au patronage du cardinal Francesco Barberini, neveu du pape Urbain VIII. L’histoire de la petite communauté des trinitaires qui confièrent à Borromini la construction du couvent et de l’église de San Carlino commence en 1610, lorsque le général de l’ordre, fra Gabriele dell’Assunzione, fut envoyé à Rome afin de traiter avec la Curie du problème de la réorganisation de l’ordre. En 1611 fut acquise par l’ordre, une maison située à un angle du carrefour des Quatre Fontaines. Ursule et en 1643 celui de sainte Agnès. Toujours en 1643, fut fondue la grande cloche du campanile, il fut alors probablement mis en place une structure provisoire en bois. Le minuscule cloître à plan mixtiligne dérive d’un octogone.

Il est entouré de deux niveaux de galeries. L’inférieur est composé de serliennes qui sont convexes aux angles, alors que le niveau supérieur, orné de simple colonnes, est embelli par une balustrade. Le thème de l’octogone se retrouve dans les chapiteaux des colonnes de l’étage supérieur, ainsi que dans la forme du puits qui complète la vision du cloître. D’aucuns ont prétendu que pour élaborer San Carlino, Borromini se serait inspiré de l’église Saint-André du Quirinal, œuvre de Bernini. La plus grande contrainte à laquelle l’architecte dut faire face ici, est sans nul doute l’étroitesse des lieux.

Il s’employa donc à créer des perspectives ayant pour but de donner l’illusion d’un espace plus vaste. Le schéma directeur de San Carlino dérive de celui d’un plan central. Il est basé sur la figure géométrique de deux triangles équilatéraux ayant une base commune et dans lesquels se trouve inscrite une ellipse, le diamètre des colonnes est inscrit entre deux rectangles concentriques qui déterminent le centre des absides semi-circulaires. Quatre arches reprennent l’entablement elliptique de la coupole qui est construite en brique.

Cet humble matériau, avec le stuc, seront presque exclusivement employés pour l’ensemble du complexe, cela du fait de la pauvreté des moines, ce qui convenait bien aux goûts simples de Borromini en ce domaine. La coupole est ornée d’un ensemble de caissons dont la taille diminue en allant vers le haut de la voute. Le mouvement ondulatoire des murs et le rythme alternatif des formes convexes et concaves donnent à ressentir la pulsion vivante d’un corps plastique. Le campanile constitue une des énigmes de l’histoire de l’église. A l’origine il fut construit par Borromini, très probablement de forme triangulaire. L’énigme réside dans le fait qu’il fut ensuite démoli et reconstruit par Bernardo.

Durant la réunion capitulaire du 23 février 1670, la communauté des Trinitaires du couvent décida la démolition du campanile qu’elle trouvait disproportionné et d’en construire un plus petit et adapté. Au premier plan le campanile, au second la lanterne. Dans la structure de la lanterne apparaît pour la première fois le motif des absides raccordées, développé d’une façon inédite par le contraste entre les colonnes de contrefort et les murs rentrants. La crypte reprend le même schéma que celui de l’église supérieure, elle possède une voute à 8 segments fondée sur des piliers et deux chapelles dont l’une d’elles devait recevoir la dépouille de Borromini mais qui, selon ses ultimes volontés, fut enterré à San Giovanni dei Fiorentini. Sobre et austère cette partie du complexe de San Carlo reprend les canons linguistiques de l’architecte.

Borromini élabora sa façade sur deux niveaux. La partie inférieure est caractérisée par une succession de surfaces, concave, convexe, concave, alors que le niveau supérieur présente trois parties concaves dont la centrale supporte un édicule convexe. Comme toute calomnie, celle-ci qui doit remonter aux détracteurs de Borromini du XVIIe siècle continue aujourd’hui son œuvre insidieuse et se rencontre encore sur de nombreux sites, voir par exemple : lire en ligne. Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2009, p. Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne, 2009.