Impact de la politique monétaire anticipée et non anticipée: Sur la production, le chômage et le niveau des prix PDF

Keynes considère que l’économie est composée de deux types d’agents, les entreprises et les ménages. Les entreprises sont les seules à produire et à investir, les ménages sont les seuls à consommer. Impact de la politique monétaire anticipée et non anticipée: Sur la production, le chômage et le niveau des prix PDF spécialisation implique que les entreprises doivent distribuer aux ménages une part du revenu qu’elles tirent de la production. Nous supposerons que les entreprises redistribuent tout leur revenu aux ménages sous forme de salaires et de revenus de la propriété.


Ce travail traite l´impact de la politique monétaire anticipée et non anticipée sur la production, le taux de chômage et le niveau des prix. La littérature théorique est formée, essentiellement, par les contributions de Lucas (1972, 1973), Sargent-Wallace (1976) et Barro (1977, 1978). La somptueuse conclusion déduite de ce travail est que la croissance monétaire non anticipée est plus déterminante et imposante dans les pays industrialisés et du Sud-Est asiatique que dans la région MENA ou dans les pays de l´Amérique latine. Ce résultat découle du fait que l´information est plus disponible dans les économies développées, d´où sa capacité d´influencer massivement les anticipations individuelles.

Le revenu des ménages est ainsi égal au revenu global et le revenu des entreprises est nul. Nous supposerons pour simplifier l’exposé que la consommation intermédiaire est nulle. Cette équation est strictement comptable et donc toujours vérifiée quelles que soient les conditions économiques. Keynes introduit une relation de comportement qui lie la consommation des ménages à leur revenu. Keynes considère que les ménages cherchent à répartir toute augmentation de leur revenu entre la consommation et l’épargne en proportion relativement stable au cours du temps. En effet, les économistes classiques considéraient que la production étant déterminée par les conditions du plein-emploi, toute diminution de la consommation était nécessairement compensée par une augmentation de l’investissement et de l’épargne. Pour Keynes, ce n’est plus le cas, la consommation et l’épargne évoluent dans le même sens.

Une augmentation du revenu se traduit par une hausse à la fois de la consommation et de l’épargne, une baisse du revenu se traduit par une baisse de la consommation et de l’épargne. La conséquence en est extrêmement importante. En effet, reprenons le point de vue des économistes classiques et considérons que la production totale reste constante car déterminée par le plein-emploi. Ainsi, en introduisant une liaison entre le revenu et la consommation, Keynes montre qu’une baisse de l’investissement ne peut que générer une baisse de la production et donc du revenu.