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La principale raison ayant conduit l’Allemagne à occuper la Norvège était la dépendance de son industrie vis-à-vis go for English 1re (Afrique Centrale) PDF minerai de fer suédois, qu’elle recevait depuis les ports norvégiens dont Narvik. Bien que cette campagne se soit soldée par une victoire allemande, elle eut pour inconvénient de mobiliser la majorité de la Kriegsmarine et plusieurs divisions de la Wehrmacht, au détriment du front occidental.


Côté allié, la stratégie était surtout défensive et consistait à attendre le choc retranché dans la ligne Maginot, et à se préparer à intervenir en Belgique en cas de violation de la neutralité belge par les Allemands. Côté allemand, la majorité des membres du haut commandement militaire était d’avis qu’ils n’avaient pas encore à disposition les forces suffisantes pour lancer un assaut contre la France. La Norvège, malgré sa neutralité, revêtait une grande importance stratégique pour les deux camps, et ce pour deux raisons principales. Autre point marquant, la Norvège était également importante d’un point de vue symbolique de par les inspirations völkisch du parti nazi d’Adolf Hitler. Nombre de ses membres voyaient en effet le pays comme le berceau de la prétendue race aryenne. Cette situation représentait une opportunité pour les Alliés qui pouvaient ainsi espérer, bien que sincèrement ralliés à la cause finlandaise, utiliser ce prétexte pour envoyer des troupes de soutien, et en profiter au passage pour occuper les zones minières suédoises et les ports norvégiens. Le Pacte germano-soviétique avait en effet placé la Finlande dans la zone d’influence soviétique, et de ce fait les Allemands se déclarent neutres dans ce conflit.

Cette politique provoque alors un élan de sentiment anti-allemand dans toute la Scandinavie, l’Allemagne étant tenue pour alliée des Soviétiques. Toutefois, de tels déploiements n’arrivèrent jamais, parce que la Norvège et la Suède, aux abois depuis qu’elles avaient été les témoins privilégiés de la  traîtrise occidentale  à l’encontre de la Pologne lors de son invasion en septembre, ne souhaitaient pas mettre en jeu leur neutralité et être entraînées dans la guerre en laissant un droit de passage sur leur territoire à des troupes étrangères. Aux origines du conflit, le haut commandement allemand était d’avis qu’une Norvège neutre était ce qui pouvait leur arriver de mieux. Le Grand-amiral Erich Raeder était cependant d’avis qu’une invasion était préférable. Lors d’une deuxième réunion avec Quisling le 18 décembre, Hitler renouvela son souhait de maintenir la neutralité de la Norvège mais déclara que si les Alliés portaient la guerre en Scandinavie, il réagirait en conséquence. En effet, il était apparu des suspicions quant à la possible surévaluation qu’aurait pu faire Quisling de sa force à des fins personnelles, et les plans de collaboration avec lui furent abandonnés. Les Alliés considérèrent cet incident comme la preuve qu’il était impossible à la Norvège de se prémunir contre le mésusage qui pouvait être fait de son territoire, et se préparèrent à mettre en œuvre un plan, proposé peu de temps après la chute de la Pologne par le premier Lord de l’Amirauté britannique Winston Churchill, qui consistait à miner la zone.

Pour les Allemands, l’incident de l’Altmark montrait l’impossibilité de la Norvège à maintenir sa neutralité sur un territoire tel que le sien et que les Anglais n’avaient que faire de cette neutralité norvégienne. Hitler ordonna que la mise au point des plans d’invasion soit accélérée. Avec la fin de la guerre d’Hiver, les Alliés en vinrent à la conclusion qu’une occupation de la Norvège et de la Suède ferait plus de mal que de bien, poussant les pays neutres à s’allier à l’Allemagne. Il fut conclu que l’on utiliserait l’offensive de minage nautique planifiée par Churchill, l’opération Wilfred, destinée à bloquer l’usage des fjords comme abris et à contraindre les bateaux de transport à emprunter les eaux internationales, permettant à la Royal Navy d’y engager le combat et de les détruire. Les Alliés ne parvinrent par ailleurs pas à s’accorder au sujet de l’opération supplémentaire Royal Marine, au cours de laquelle le Rhin devait être miné.

Weserübung se révéla de première nécessité après l’incident de l’Altmark. Les principaux objectifs de l’invasion consistaient en la capture des ports et la sécurisation des zones d’extraction du minerai de fer, Narvik étant l’objectif essentiel. Il s’agissait également d’assurer un contrôle total du pays afin d’éviter toute velléité de collaboration avec les Alliés. Parmi les questions qui préoccupèrent en interne le haut commandement allemand se trouvait la nécessité d’occuper ou non le Danemark au cours de cette opération. Le Danemark fut considéré comme vital puisque vu sa situation géographique, son occupation allait faciliter grandement le contrôle aérien et naval de la zone. Autre point de dispute qui amena des modifications au plan initial, le Plan Jaune, c’est-à-dire l’invasion prévue du nord de la France et des Pays-Bas, devait prochainement occuper le gros de forces de la Wehrmacht. En Norvège, le plan avait pour but de capturer six objectifs primaires à l’occasion d’opérations de débarquement amphibies : Oslo, Kristiansand, Egersund, Bergen, Trondheim et Narvik.