CRIMES CONTRE L’HUMANITE. Barbie, Touvier, Bousquet, Papon PDF

Français condamné pour crimes contre l’humanité. Le CRIMES CONTRE L’HUMANITE. Barbie, Touvier, Bousquet, Papon PDF septembre 1937, il épouse une jeune chambérienne, Joséphine Charlety, la fille d’un franc-maçon.


Seconde Guerre mondiale, déjà veuf, il vit à Chambéry. Au sein de la 8e division d’infanterie nord-africaine, il participe à la guerre où, à la suite du bombardement de Château-Thierry, il est retrouvé errant. Il revient en 1940 à Chambéry et adhère à la Légion française des combattants en octobre, en tant que responsable de quartier. En mars 1943, il bénéficie du premier stage de l’École des cadres d’Uriage où sont détectées ses qualités de policier. 1944 chargé de mission au secrétariat d’État au Maintien de l’ordre. La politique et la police politique apportent à Touvier la réussite sociale. Articles connexes : Victor Basch et Mémorial Hélène-et-Victor-Basch.

Ce juif paye de sa vie l’assassinat d’un National. Articles connexes : Exécution des sept Juifs au cimetière de Rillieux et Louis Goudard. Ce crime vaudra à Paul Touvier une condamnation pour complicité de crimes contre l’humanité. Devenu le  chef Touvier , il fréquente l’abbé Stéphane Vautherin, qui s’invente un titre d’aumônier de la Milice lyonnaise, et qui exerce son ministère auprès des tortionnaires et des torturés. En août 1944, Touvier reste au siège de la Milice à Lyon, 5 impasse Catelin. Il ne suit pas les Allemands, se croyant protégé grâce à ses contacts avec la Résistance modérée. Il veut jouir d’une petite fortune mal acquise.

Traqué, Paul Touvier, trouve son premier refuge chez l’abbé Stéphane Vautherin, habitant sur la colline de Fourvière. Celui-ci le cache sous un faux plancher pendant que des résistants fouillent la maison. Durant cette première cavale, Paul Touvier change pour la première fois d’identité et emprunte celle de son beau-frère Albert Gaillard. Il peut y loger sa famille qui est alors composée de son père, ses frères et sœurs, son beau-frère et son fils François, âgé de six ans. Devant les policiers qui l’interrogent, le double condamné à mort trahit ses amis, dont Stéphane Vautherin.

Monique Berthet, qu’il a rencontrée à Paris, par l’abbé Pierre Duben, aumônier des prisons. Deux enfants naissent : Chantal en 1948 et Pierre en 1950. Dans les années 1950, il se cache à Chambéry, dans la maison familiale des Charmettes, sous une fausse identité et avec le soutien de certains milieux catholiques. Il y trouve le soutien de l’abbé Tissot, premier vicaire de la cathédrale. Les années passent, et pour l’ancien condamné à mort, en 1967, arrive l’heure de la prescription de ses condamnations. Il reste cependant, et ceci pour la vie, sous le coup d’une interdiction de séjour dans la région de Lyon et de la confiscation de tous ses biens. L’élément clé de cette opération est Charles Duquaire, ancien secrétaire du diocèse de Lyon, et proche collaborateur du cardinal Jean-Marie Villot.

La rencontre a lieu en 1957, par l’intermédiaire de l’abbé Duben. Cette mesure est rendue publique par L’Express dont un journaliste, Jacques Derogy, enquête de longue date autour du fugitif, et déclenche une tempête. Des victimes déposent de nouvelles plaintes pour crimes contre l’humanité, qui sont imprescriptibles. On le retrouve dans de nombreux couvents ou monastères, qui reçoivent la famille en fuite. La Grande Chartreuse dans l’Isère, emploie en 1972 un secrétaire qui se fait appeler Paul Berthet, du nom de sa femme.

Les Touvier ne cessent de changer de lieu, vivant dans la crainte d’une trahison. Les juges d’instruction Martine Anzani, puis Claude Grellier croient plusieurs fois avoir localisé les fugitifs. Devant l’insuccès de la police à retrouver Touvier, c’est la gendarmerie qui est assignée par le juge d’instruction Claude Grellier à reprendre l’enquête début 1988. La persévérance d’un officier de gendarmerie, Jean-Louis Recordon, féru d’histoire et passionné par cette traque hors du commun, a finalement raison de ce réseau de complicité. L’ordre des chevaliers de Notre-Dame est à l’origine d’une association autonome, la Fraternité Notre-Dame de la Merci pour l’aide aux prisonniers et à leurs familles.