Concubines et courtisanes : La femme dans l’art érotique chinois PDF

Un courtisan ou une courtisane est étymologiquement une concubines et courtisanes : La femme dans l’art érotique chinois PDF qui demeure à la cour du souverain. Au contraire de la courtisane, le courtisan n’a aucun rapport avec la prostitution.


Livre d’art et d’histoire, de sensualité gracieuse et de réflexion sur la condition féminine en Chine classique comme sur l’éternelle idéalisation du désir masculin, l’ouvrage de Ferry M. Bertholet est celui d’un connaisseur qui nous dévoile les mille et un trésors de ses collections, couvrant une période de trois siècles : de la fin de la dynastie Ming (ca. i600) à la grande époque du Shangai des années 1920. Cette période, qui connaît de profonds changements, modifie la représentation du désir érotique, dont les sophistications, évoquées par les classiques de la littérature, Jinpingmei ( » Fleur de prunus dans un vase d’or « , 1600), Rouputuan de Li Yu ( » Le Tapis de prière en chair « , 1650) et le fameux Hongloumeng ( » Le Rêve dans le pavillon rouge « , 1740) de Cao Xueqin, s’imprègnent progressivement d’ influences occidentales. À cet égard, les. photographies de maisons closes et de prostituées, prises entre i88o et 1920, rappellent à de plus prosaïques et brutales réalités, utile contrepoint au charme souriant d’un art dont, à la différence de la tradition japonaise, la cruauté reste toujours exclue. La typologie de ces objets est inépuisable : peintures sous verre, albums peints sur papier de moelle, éventails, porcelaines, paravents, chaussons, flacons à priser, sculptures surtout, en toutes matières : le bois, la corne, le jade, l’ivoire, telles ces fameuses doctor’s ladies prétendument prophylactiques, plus sûrement ludiques. Si la plupart de ces figures exhibent un érotisme sans fard, artistement provocateur, où les lignes courbes, voire les entrelacs, se rehaussent de couleurs savamment disposées aux endroits pertinents ; si l’unité et la dualité ne craignent pas de laisser souvent place à une pluralité joyeuse ; si l’exhibition est en perpétuelle quête d’action, grivoiserie ni perversion ne sont de mise. Dès la fin du XVIIIe siècle, cet art de cour, s’étendant à un plus large public mais devant rester discret, suscita mille inventions ingénieuses pour se dissimuler en des objets au décor extérieur insoupçonnable : coffrets en marqueterie, figurines à renverser pour en contempler la base, ou ces éventails à double sens, tantôt fleurs et oiseaux, tantôt oiselles perdant leur fleur…

Il ne faut pas seulement qu’ils fassent ce qu’il ordonne, mais aussi qu’ils pensent ce qu’il veut, et souvent même, pour le satisfaire, qu’ils préviennent aussi ses propres désirs. Le mot  courtisane  peut être employé comme un euphémisme pour désigner une prostituée de luxe. Second Empire, ou le terme plus élégant de demi-mondaine. Cet emploi semble venir du fait que les femmes haut placées à la cour des rois de France ont souvent été les maîtresses du souverain, d’où un glissement de sens de  courtisane  à  maîtresse intéressée , puis prostituée.

Courtisane  conserve cependant une connotation luxueuse qui en fait une catégorie à part dans le monde de la prostitution. L’argent, la célébrité, les titres de noblesse restent l’objectif premier de la courtisane et de faire oublier ce passé érotique, elles représentent le côté romantique et idéalisé de la prostitution. Alors que les autres  prostituées  vont avec le peuple, les soldats et meurent souvent sans argent et de maladies sexuelles. C’est pourquoi elles ne sont pas considérées comme courtisanes. Portrait d’une dame par Paolo Uccello, circa 1450, Florence. Vénus, Aphrodite, d’une vierge ou encore les trois âges souvent sans citer leur véritable nom.