300 ans de manuels scolaires au québec PDF

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Un monde sépare le premier manuel publié au Québec en 1765 – le Catéchisme du diocèse de Sens – des centaines qui sont maintenant offerts chaque année aux éducateurs et aux élèves : les disciplines se sont multipliées, le discours est devenu polyvalent, les formats se sont agrandis, l’iconographie a été ajoutée. Mais, surtout, le manuel est devenu une préoccupation publique : en font foi les débats entre auteurs, éditeurs, professeurs, parents, fonctionnaires auxquels font régulièrement écho les médias. Même les historiens commencent à s’y intéresser : ce n’est pas peu dire ! Il nous a cependant paru utile de laisser la parole d’abord à l’intéressé lui-même. Aussi, au discours sur le manuel, la présente exposition privilégie le discours du manuel.
Pour comprendre son origine et documenter son évolution, le livre commence par nous offrir les  » premières  » de chacune de ses facettes. Obligé de refléter la diversité de la société, le manuel s’écrit en français, évidemment, mais aussi en anglais, en hébreu, en inuktitut, etc. ; il tient compte des non-voyants quand il s’imprime en braille. Intimement lié à l’évolution des théories pédagogiques et des programmes, il reprend les mêmes notions de base, mais dans une présentation différente. Conçu pour répondre aux besoins particuliers d’une société donnée – le Québec en l’occurrence -, il n’en subit pas moins les influences étrangères, acceptant dans ses rangs des manuels de France, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et du Canada anglais ; à son tour, il lui arrive de s’exporter à l’étranger, voire jusqu’en Polynésie française. Entre les mains des enfants depuis l’organisation des premières écoles, le manuel ne s’est pas figé dans le temps. Il a toujours évolué, exploitant les technologies de l’heure, telles les films, les diapositives, les disques compacts… et aujourd’hui Internet. L’exposition à laquelle vous êtes convié permet au livre d’exprimer sa polyvalence. À vous de la visiter pour entendre son discours.

Please forward this error screen to ns7. Le système éducatif malien, dont les objectifs ont été définis sous la présidence de Modibo Keïta, connaît une profonde évolution ces quinze dernières années avec l’augmentation de la scolarisation des enfants. Au moment de la colonisation française, les écoles construites par les Français vont servir à installer le pouvoir colonial. Les colonisateurs français voulaient recruter de force les fils de chef et de notable afin de les surveiller et les former pour devenir des auxiliaires. Le programme était basé sur l’acquisition de rudiments de français et de mathématiques. 1947, elle devient le Collège classique Terrasson de Fougères puis le 20 mai 1950 le Lycée Terrasson de Fougères. Soudan français, s’organise progressivement avec des arrêtés de 1903, 1912 et 1948.

Cependant, cette école reste pour une élite. Le premier président du Mali indépendant, Modibo Keïta proclame l’éducation comme une priorité. La première république affiche comme volonté un enseignement de masse et de qualité, qui permettrait au Mali de disposer des cadres nécessaires pour le développement du pays. Le coup d’État militaire de 1968 et le régime de Moussa Traoré donne un coup d’arrêt au processus. En 1980, la ruralisation des écoles instaure leur autofinancement.

La crise de l’école, les multiples conflits entre le régime de Moussa Traoré et les enseignants et les élèves entraînent la désaffection des familles pour l’école. L’école devient le terrain de la lutte pour la démocratie. Elles sont violemment réprimées par le pouvoir. Avec l’instauration de la troisième république et l’élection d’Alpha Oumar Konaré à la présidence de la République, l’éducation redevient une priorité, contrariée cependant par le manque de moyens. L’État fait appel au privé pour l’aider à accueillir une population scolaire plus nombreuse.

En juillet 1994, l’enseignement privé est reconnu par l’État qui contrôle la conformité des programmes et organise les examens. En 1996, faisant face aux critiques du système éducatif et de ses faiblesses, les autorités maliennes décident de mettre en place un programme pluriannuel. Une politique de financement soutenue, rééquilibrée, rationnelle et s’inscrivant dans la décentralisation. Le Prodec a obtenu des résultats au niveau quantitatif. La hausse de la scolarisation implique pour une part importante les écoles privées ou communautaires.

Il est prévu de se dérouler en trois phases. 3 académies d’enseignement, de 7 instituts de formation des maîtres et de 3 instituts de formation professionnelle. Son financement nécessite 562 milliards de francs CFA, dont 200 milliards pour l’investissement. Ce programme prévoit la construction et l’équipement de 1 370 salles de classe pour l’enseignement fondamentale, de 3 lycées et d’un institut de formation des maîtres. Depuis le début, la scolarisation des filles est moins importante que celle des garçons. Ces inégalités existent à tous les niveaux du système éducatif. Présentes dès l’enseignement fondamental, elles augmentent avec la poursuite des études dans le secondaire.

Pourtant, la scolarisation des filles progresse. Les écarts restent donc très importants malgré les volontés affichées des autorités. Maliens considèrent encore que la place de la fille est de rester auprès de sa mère pour l’aider dans les tâches domestiques. Souvent, les familles font le choix de n’envoyer qu’un ou deux de leurs enfants, le choix se porte alors plus souvent sur les garçons. L’accès à l’enseignement fondamental et secondaire est largement conditionné par le lieu d’habitation.

Il n’est pas rare que les enfants en milieu rural fassent plusieurs dizaines de kilomètres pour aller à l’école fondamentale. Le développement des écoles communautaires pourrait permettre de combler progressivement le retard de scolarisation en milieu rural. Le Mali a fait d’importants progrès quantitativement ces quinze dernières années. Par contre, la qualité de l’enseignement n’a pas progressé. L’afflux de nouveaux élèves ne s’est pas accompagné suffisamment de constructions d’écoles et surtout de recrutement de maîtres. Les classes se retrouvent alors surchargées, avec parfois plus de 100 élèves par classe. Le pays connaît également un déficit de manuels scolaires.

Il n’est pas rare qu’un livre serve pour trois ou quatre élèves. Les élèves se trouvent placés dans de mauvaises conditions d’apprentissage. Le taux d’abandon est très important. La qualité de l’enseignement représente un défi pour le Mali.